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Isabelle a écrit le : 19/03/2021 à 23:16

Adrien, mon filleul bien-aimé
C’est le onzième anniversaire que nous commémorons sans toi, mais - je veux en tout cas l’espérer - sous ton regard moqueur ? amusé ? agacé ? attendri ? - sans doute un peu tout cela à la fois.
Cette année, avec ce satané Covid et les restrictions sanitaires, il n’y avait que Constance et moi auprès de tes parents, mais à nous quatre nous t’avons « entouré » du mieux que nous avons pu. Et pas de déjeuner dans notre petit restaurant indien favori (le tien) - qu’importe ! La tarte à l’oignon confectionnée par ta maman et dégustée chez Constance avec un bon vin de Bordeaux valait largement les naans, poulet tikka massala et dahl de lentilles habituels.
Bon - la journée fut courte et trépidante, et comme toujours semée de petites contrariétés qui nous laissent croire que c’est toi qui nous joues des tours à chaque fois : les billets de train pour Franconville que le distributeur a refusé de me donner alors que j’avais payé (et j’avais eu la mauvaise idée d’en acheter plusieurs pour en avoir en réserve !) ; le sac à dos oublié dans une rame par une passagère étourdie, et le retard qui en a découlé ; la superbe banderole préparée par ta maman ce matin et malheureusement tombée de son sac au moment de partir - ne t’inquiète pas, jamais je n’ai vu ton jardin aussi magnifiquement fleuri, la coupe « maison » réalisée par ta maman était une pure merveille ; le cimetière sans dessus-dessous entre les travaux d’assainissement d’une tombe (à quelques mètres de la tienne, pas de chance!) et l’élagage des arbres, une ambiance peu propice au recueillement ; et la traversée de Paris en voiture à l’heure du déjeuner, avec les inévitables embouteillages (que ton papa déjoue avec un phlegme tel qu’on le croirait seul sur la place de la Concorde !) et en prime aujourd’hui un impressionnant déploiement de véhicules de police qui partait encadrer une manifestation au Panthéon, à deux pas de chez Constance. Décidément...
Une journée fatigante, donc, que nous avons vécue au rythme de Paris : bruit, flots de voitures, course contre la montre. Et cela aussi, finalement, nous a permis de nous rappocher de toi l’espace de quelques heures si vite consommées. Car tu aimais cette agitation, ce dynamisme , cette vie trépidante et ultra-citadine. En tout cas, quand je pense à toi, j’ai devant les yeux un kaléidoscope de souvenirs d’où émerge tout à coup l’image d’un beau jeune homme « en mouvement ».
Même si le temps s’est figé un soir de décembre...
Ta marraine qui t’aime tendrement.

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Papa et Maman ont écrit le : 19/03/2021 à 20:20


ta


ta

31 ans que nous t'aimons tant à travers le temps !

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a écrit le : 16/03/2021 à 20:26


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a écrit le : 13/03/2021 à 23:02


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Ory Ouliana a écrit le : 28/02/2021 à 22:54

Ici, me revoilà Adrien, ou peut-être simplement bonjour de nouveau.
Il est 18.47, le ciel nous retire sa lumière, ma tante papote avec ma mère pour débattre comme toujours sur le choix du film et mon oncle, assis près de moi, rigole avec son partenaire électronique. Cette envie d’écrire subitement m’est apparue après avoir lu passionnément le livre de ta maman. Peut-être que le mot « passionnément » n’est pas adéquat mais ça m’est venu à l’esprit, au cœur. C’est ça l’écriture, ce sont mes mots et c’est la critique des autres. Bref, ce livre m’a bouleversée, je te le confie car il parle de toi, il parle d’une vie que tu as connu, il parle d’un malheur qui t’a épuisé. Lire ces confessions maternelles au sein d’une maison qui m’est familière, connue après avoir tant accompagné ma mère aux visites du week-end, c’est comme analyser chaque décor, replacer chaque scène décrite là où il faut, admirer la granuleuse peau des murs de l’enceinte. Chaque ligne, phrase, mot trouvait une juste valeur, une position à défendre. J’écris aussi pour ta maman, une avocate douée, embrassant l’écriture comme elle t’embrassait le front. Son écriture est simple mais efficace : ne m’en veux pas ma tante, seules quelques énumérations de faits m’ont légèrement lassés. Mais son livre est frappant, chaque détail apporte une émotion, une couleur mais il garde en lui-même un profond secret de cette vie tant détaillée. Alors, mon cher cousin, voici un poème en ta mémoire malgré nos faibles moments jusqu’à ton départ, et en l’honneur de ta maman, une tante digne de son courage

Sous la porte retentissante, derrière la vitre floue
Je regardais anxieusement le bout d’humain maternel
Se tenant rigide à côté, agrippant fermement ses bagages.

Ce scénario, je l’ai bien connu, je l’ai visité, puis je l’ai compris
Les après-midi défilaient lentement au rythme des courants d’air
Traversant les portes et les angoisses

Cette époque à la fois éclairée et mémorable
Ce temps sombre qui montrait sa rigide tempête
Les repas dévoilaient ses visages renfrognés de souffrance

Aujourd’hui, tout est blanc et rires
Je me trouve sur une chaise, apaisée
Je suis heureuse de voir les rides du sourire de la fratrie

On mange aisément, on boit l’ivresse du moment précieux
La jeune fille est en sécurité, belle et lumineuse
On se partage les vidéos du moment en voulant oublier celle d’hier

Ma tante a l’air contente, mon oncle a l’air apaisé
Malgré une souffrance omniprésente
La réussite trace son chemin

Oui, cela fait longtemps qu’elle n’avait pas sonné
Que sa cloche nous assourdissait les oreilles
On entend de nouveau ses chants mélodieux

Voilà, c’est la fin du partage. On se trouve devant la porte
On laisse derrière nous une trainée d’adieux
Dans la matinée silencieuse nous revenons à l’éternelle routine.

Ta cousine Ouliana
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a écrit le : 01/01/2021 à 11:11

"Le temps passe.
Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe,
il y a quelque chose qui s'efface.”

J.Romains



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Isabelle a écrit le : 20/12/2020 à 17:56

Adrien, mon filleul bien-aimé
Tu m’as (encore !) joué un drôle de tour aujourd’hui.
Ce matin, je me suis rendue à la messe de 9H30 à la cathédrale, parce que j’avais déposé une intention de prière pour toi. C’était l’horaire qui me convenait le mieux, mais tout de même : chants grégoriens (hum !) et bouffées d’air froid sous les voûtes - ce n’était pas vraiment fun. Heureusement, le père africain qui a prononcé l’homélie a très bien parlé, je me suis laissée bercer par ses paroles et son accent si agréable à l’oreille. Quand est arrivé le moment de la prière pour les défunts, j’ai vivement espéré que ce serait lui qui prononcerait ton nom. Mais pas du tout. J’ai vu le vieux curé de la cathédrale qui cocélèbrait la messe avec lui s’approcher de l’autel, se pencher sur la feuille, je ne peux pas ajouter « ajuster ses lunettes » car il n’en portait malheureusement pas, et je l’ai entendu recommander à la prière de l’assemblée un certain « André Kraniouki » sans comprendre qu’il s’agissait ... de toi !
Bon - tu as dû éclater de rire là-haut en voyant ma mine déconfite. Dire que j’attendais ce moment avec impatience, transie de froid et tenaillée par la faim car je n’avais pas eu le temps de prendre mon petit déjeuner.
Veille sur nous de là-haut, André !
Ta marraine qui t’aime tendrement.


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Laurence a écrit le : 20/12/2020 à 16:13

Mon grand Chéri,

Contrairement à toutes ces années, Je n’ai pas laissé hier sur ton Livre d’or mon traditionnel petit message du 19 décembre. La lassitude, la fatigue, ou plus simplement, le manque d’inspiration m’ont fait « renoncer » hier soir à ce rituel.

Il faut dire aussi, à ma décharge, que je n’ai pas l’extraordinaire plume de ta maman, dont les poèmes me font, chaque fois, venir les larmes aux yeux. Est-ce toi qui guide sa main, ou tout simplement, l’amour immense qu’elle te porte qui l’inspire ainsi ?

Pourtant, tu le sais, comme chaque année depuis dix ans, cette journée du 19 décembre t’était consacrée : aller-retour à Paris, pour retrouver, auprès de toi, dans ton jardin fleuri avec tant d’amour, tes parents et ceux d’entre nous qui ont pu faire le déplacement.
Dès le matin, dans le train qui m’emmenait vers toi, j’ai vu que ton amie Lola avait laissé un message sur tes pages. Et dans mon chagrin, cette idée que tes amis pensaient toujours à toi (car ils sont nombreux, j’en suis sure, à penser à toi, surtout en cette période « de fêtes ») m’a été d’un grand réconfort.

Mais tu vois, plus que le 19, la date - la terrible date - pour moi, restera toujours le 20. Ce jour où nous avons appris « l’effroyable malheur », pour reprendre les mots de Grand-Mère, triste messagère de « l’inentendable ». Oui, je sais, le terme n’est pas très académique, mais je n’en ai pas trouvé d’autre qui dise mieux ce que j’ai alors ressenti.

Où es-tu maintenant ? Avec Hubert, indissociablement lié à toi dans nos pensées et dont tu as partagé, des années après, le destin tragique ? Avec Grand-Père et Grand-Mère, qui t’aimaient tant, dans un monde où la souffrance n’existe plus ?
Je le souhaite et l’espère, comme je souhaite et espère que, où que tu sois, tu continues à veiller sur ta sœur et tes parents.

Laurence, qui t'aime infiniment.


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Ouliana a écrit le : 20/12/2020 à 09:39

Cela fait 10 ans que tu n’es plus là. C’est un jour assez spécial : Noël se prépare dans chaque cœur, les sapins rayonnent de bonheur et les enfants chantent tous en chœur. Pourtant, la situation ne se prête pas beaucoup à cette fête : la Co-vid laisse beaucoup de gens seuls car elle mange un par un ses gâteaux de Noël.
Tout cela pour te dire, Adrien, que tu reste dans nos mots et dans nos souvenirs. Une dixième fois que Noël sera sans toi et une dixième fois que ta chaise sera vide.
Cependant, nous lèverons nos coupes de champagne ou de Bourgogne selon ton père et nous te souhaiterons tous nos vœux.
Adrien, mon cher cousin, j’espère que là-haut, tu repenses à nous
Je t’embrasse
Ouliana

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MAMAN a écrit le : 19/12/2020 à 23:55

De Profundis

Je ne sais d’où je viens, je ne sais où je vais,
Je ne sais où tu es.
Dix ans sans toi déjà.

Si Dieu n’existe pas,
Qui dois-je alors prier
Pour te ressusciter
Ne serait-ce qu’une heure
Ne serait-ce qu’un jour
Ne serait-ce qu’une nuit
Pour conjurer ta mort

J’ai prié les étoiles pour que leur scintillement
Me renvoie tout l’éclat de ton esprit brillant.

J’ai supplié le vent de souffler assez fort
Pour porter jusqu’à moi tout l’écho de ta voix

J’ai promis aux rivières desséchées par l’été
De les désaltérer au torrent de mes larmes
Pourvu qu’en dévalant leurs chemins escarpés
Elles charrient ton rire moqueur et plein de charme

J’ai demandé au ciel de former des nuages
Qui soient à ton image
Pour qu’en levant les yeux simplement vers les cieux
Je vois ta silhouette, ton visage, tes cheveux

J'ai crié à la lune qui veille au firmament
Depuis la nuit des temps
De graver dans ses dunes
A l'encre de mon sang
Mes mots d'amour en grand

J’ai invité la nuit à partager mes rêves
Pourvu que tu y sois,
Pourvu que je t’y vois
Pourvu que tu y vives,
Que tu sois près de moi

Mais si tu me reviens juste le temps d’un rêve
Tu es déjà si loin lorsque le jour se lève
Une ombre, un souvenir, la trace de ma vie
Ensevelie jadis
Avec toi pour toujours.

Je ne sais d’où je viens, je ne sais où je vais,
Je ne sais où tu es , mais je sais mon amour
Que je te reverrai.
Un jour.


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Constance a écrit le : 19/12/2020 à 22:42

Mon cher Adrien,
Dix ans déjà que tu nous a quittés, nous laissant avec ce vide immense et ces questions sans réponse.
La vie continue mais la peine reste, autant que la joie de continuer à être ensemble et à se voir en famille en souvenir de toi.
Tu me manques
Constance
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Isabelle a écrit le : 19/12/2020 à 22:41

Adrien, mon filleul bien-aimé,
Voici des mois que je n’ai plus fait l’effort d’écrire des messages dans ton Livre d’Or, et j’ai beau me dire et me répéter que ce n’est pas si grave puisque je pense à toi chaque jour (ce qui est vrai), je ne me trouve au fond aucune excuse et j’ai un peu honte de moi.
Aujourd’hui cela fait dix ans que tu es parti en laissant derrière toi un trou béant que rien ne pourra jamais combler et une question qui restera pour toujours sans réponse : Pourquoi ?
Depuis l’été de cette année 2010 tu étais devenu distant, pour ne pas dire fuyant (je me souviens d’une brève journée à Paris avec Ouliana et d’un dîner indien dans un petit resto du passage Subé, ta maman était là, mais tu avais refusé de te joindre à nous),tu n’avais visiblement pas envie de te confier, et pourtant depuis cette nuit fatale du 19 décembre 2010 je me sens en quelque sorte coupable de n’avoir pas su écouter, ni même entendre ou simplement tendre l’oreille - le silence en dit parfois plus long que les mots. Constance m‘avait montré ce montage-vidéo très rigolo où toi et elle dansiez déguisés en lutins du Père Noël - j’avais beaucoup ri et conclu naïvement que tu allais bien puisque tu n’avais rien perdu de ton esprit moqueur. Je m’en veux terriblement d’avoir été aussi stupide et d’être restée à la surface des choses....
Aujourd’hui encore nous avons sacrifié au rituel du 19 décembre en nous réunissant autour de toi qui n’es plus là, mais restes si douloureusement proche - d’abord dans ton jardin sous un temps maussade, puis rue La Boétie (merci Hermann et Sylvie pour votre chaleureux accueil) dans ce superbe appartement où je me suis plu à t’imaginer, levant ton verre avec nous, plissant les yeux dans un sourire et prenant la pose pour faire honneur à ce décor théâtral,fenêtres immenses, plafonds ornés de stucs, glaces majestueuses... Un décor à ta mesure.
Car oui, lorsque je te ressuscite en pensée (cela arrive souvent), je te vois FORCEMENT beau, distingué, peut-être un peu gouailleur, en tout cas très à l’aise dans la conversation et infiniment charmeur. Ce portrait flatteur me console un peu.
Ta marraine qui t’aime tendrement .

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Sylvie a écrit le : 19/12/2020 à 09:40

Mon cher Adrien,

Dix ans que tu es parti,
Mais tu restes dans nos vie.

Le coeur très lourd, nous serons là
Dans ton jardin auprès de toi,

Avec tes très chers parents
Qui t’aiment toujours autant !

Nous ne t’oublierons jamais
Au delà de l’éternité.




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Lola a écrit le : 19/12/2020 à 02:58

10 ans aujourd'hui que tu nous manques. Je pense fort à toi et ta famille.

Et à cette chanson de Cocoon:

In the morning, I'll go down the graveyard
To make sure you're gone for good
To make sure you won't hurt again
May you rest in peace
Pony riding, sushi cooking
Oh, may you be where you wanted
Oh, we talked about it
After one or two beers
And the worst days that life brings
All the bad movies, and all the earthquakes
All the worst days are just buried
Into the snow
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a écrit le : 23/09/2020 à 03:05


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a écrit le : 03/09/2020 à 22:48


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a écrit le : 20/08/2020 à 07:00


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a écrit le : 17/08/2020 à 10:06


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Laurence a écrit le : 02/08/2020 à 12:08

Mon grand Chéri,

Ce n'est pas parce que l'on se manifeste moins souvent sur ton Livre d'Or que l'on pense moins souvent à toi.
Moi, par exemple, je ne passe pas une journée sans que quelque chose me ramène à toi: une silhouette dans la rue, un visage à la télé (j'ai une prédilection particulière pour un journaliste qui a tes beaux yeux noirs rieurs), une chanson à la radio ou plus simplement, les photos de toi, dans mon appartement... Parfois même, la nuit, lorsque je me lève, c’est la lune qui, dans l’encadrement de la fenêtre, me fait un petit signe. Enfin, je dis la lune, mais je sais bien que c’est toi…
Il y a quelques jours, à Chantoiseau, j'ai regardé une émission de variétés (dont le niveau m'oblige à taire le titre). Une fois la télé fermée, j'ai éprouvé l'envie - ou le besoin? - de rechercher, sur mon Smartphone, certaines chansons, anciennes pour la plupart, qui me rappelaient des souvenirs particuliers.
Et de titre en titre, je suis "tombée" sur une interprétation exceptionnelle, par un jeune chanteur kasakh (Dimash Kudaibergen) du "SOS d'un terrien en détresse".
J'ai eu un véritable coup de cœur (doublé, tu t’en doutes, d'un terrible coup au cœur, au sens propre) en l'écoutant! Cette chanson est tellement - et si définitivement - associée à toi!
Je suis sûre que tu aurais, toi aussi, adoré cette interprétation.
Au cas où, voici le lien: SOS d'un terrien en détresse
Voilà. Je voulais juste partager cette belle découverte avec toi – et avec ceux qui liront cette page - et te dire ou te redire combien tu me manques.

Je t'aime infiniment.

Laurence


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a écrit le : 01/08/2020 à 18:47


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a écrit le : 29/07/2020 à 12:31


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a écrit le : 26/07/2020 à 05:02


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a écrit le : 23/07/2020 à 18:41


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a écrit le : 01/05/2020 à 22:20


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a écrit le : 20/04/2020 à 15:03


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a écrit le : 31/03/2020 à 22:00


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Sylvie a écrit le : 21/03/2020 à 23:00


Mon très cher Adrien ,

Ce 19 mars, dès mon réveil, j’ai bien pensé à toi, et à tes chers parents à qui j’ai envoyé un message et une photo.
J’ai choisi cette belle photo de toi, éclairé pendant toute la journée de 3 bougies, une pour chaque dizaine à ne pas oublier.

10 ans d’un petit garçon parfois inquiet mais souriant et malicieux, et surtout tellement drôle !
10 ans d’un jeune adolescent attachant, parfois exigeant, et d’un jeune homme si brillant !
10 ans que nous n’avons pas eu la chance de partager avec toi mais que j’essaie d'imaginer !
Tu serais un jeune parisien chic, engagé dan ton métier d’avocat, entouré de tes amis. Aimant ta famille. Aimé de tous.

Comme je l’ai dit à tes parents, mon cher Adrien, je voulais faire parvenir des fleurs à ta maman mais j’y ai renoncé à cause de la menace du coronavirus.
Je ne voulais pas ajouter au chagrin de tes parents un stress supplémentaire avec un livreur...

Les portes du cimetière qui étaient fermées ce 19 mars (et pour les jours à venir) ont empêché tes parents de te rendre visite comme d’habitude…
Moi non plus, je n’étais pas au rendez-vous dans ton jardin.
Mais les portes de mon cœur sont restées ouvertes à la prière pour toi, cher Adrien, et pour Aude, pour qui le confinement est encore plus dure que pour nous tous...
Ce 19 mars, le soleil et tous les premiers papillons de printemps étaient au rendez-vous au cimetière de Levallois-Perret, indifférents au coronavirus.Tu n’étais pas seul, j’en suis sure.

Aujourd’hui, c’est le premier jour du printemps, le 21 mars !
Alors dans cette période surréaliste où le temps s’est arrêté à cause de la maladie, je voudrais te dire un court poème que tu connais certainement.
Un poème de Charles d’Orléans, qui parle du printemps, un texte si simple mais porteur d’espoir.

Le printemps
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau
Il n'y a bête, ni oiseau
Qu'en son langage ne chante ou crie
Le temps a laissé son manteau
De vent de froidure et de pluie
Rivières, fontaines et ruisseaux
Portent en livrée jolie
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie
Chacun s'habille de nouveau
Charles d'Orléans (1391-1465) ("Rondeaux", poèmes écrits vers l'année 1450)

Adrien et Constance

Derrière toi, mon cher Adrien, c’est un paysage de la baie d’Alger chiné à La Bartavelle à Charlieu… Petit clin d’oeil à Grand-mère qui t’aimait et qui veille sur toi !


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Constance a écrit le : 19/03/2020 à 22:25

Mon cher cousin,

Ayant commencé le 2 mars un nouveau boulot, je me demandais la semaine dernière comment j’allais pouvoir demander à mon nouvel employeur un peu de temps pour rejoindre tes parents et la famille pour te fêter à midi. Las! La question ne s’est même pas posée. Nous voici confinés chacun de notre côté, sans possibilité de nous retrouver en ton honneur... La faute à ce fichu virus...

C’est donc depuis un fauteuil à Chantoiseau, où je me suis réfugiée pour le confinement, que je t’écris ce soir à l’occasion du 19 mars. Paris est loin, mais dans cette chère vieille maison que tout comme moi, tu aimais tant tant, les souvenirs de tous ces bons moments passés ensemble sont bien présents! Tu aurais pu avoir 30 ans aujourd’hui, mais avant que la vie ne tourne autrement, tu as été ce petit garçon malicieux et fantasque qui égayait les étés de grande cousine. En fouillant dans la boîte à photos de grand mère à Lyon avant son départ, je suis tombée sur une photo de nous deux en bob, pataugeant dans une mini-piscine installée sur la terrasse et riant aux éclats…

Adrien et Constance


Mon cher Adrien, les années passent mais ton rire résonne encore dans ma tête.

Comme nos conversations et nos confidences, il me manque...
Tu ne manques...

Je t’embrasse,

Constance
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Isabelle a écrit le : 19/03/2020 à 19:21

Adrien, mon filleul bien-aimé
Tu aurais eu trente ans aujourd’hui. J’ai les larmes aux yeux en y pensant, le temps a passé si vite depuis que tu n’es plus là, on voudrait pouvoir l’arrêter, et l’arrêter AVANT ce jour fatidique où tu t’en es allé... Je suis très triste aussi que tu sois seul en ce 19 mars 2020. En neuf ans, je n’avais jamais manqué cette visite rituelle qui nous permettait aussi de partager un moment ensemble, nous tous qui t’aimions tant et continuons de te porter dans nos cœurs. Aucun train pour te rejoindre, aucun lieu pour te retrouver, ton jardin est fermé - la faute à cet horrible virus qui s’est abattu sur le monde et qui fait chaque jour des centaines de victimes anonymes-, les églises sont inaccessibles, il ne me reste pour te parler que ce petit espace privé qui sépare mon lit de l’étagère où j’ai posé deux photos de toi, des petites photos que j’époussette à intervalles réguliers. L’une te montre avançant d’un pas décidé en tirant une valise, l’autre en compagnie d’une amie - vous portez tous deux un masque noir, elle t’entoure de ses bras dans un geste de tendresse, vous avez l’air très complices. Ce soir, avant de me coucher, je m’arrêterai plus longuement devant ces photos, j’essaierai d’écouter ce que tu peux me dire encore, après dix ans, toi qui étais si bavard....
A ce soir, donc.

Adrien et Constance



Adrien et Constance

Ta marraine qui t’aime tendrement

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Ouliana Ory a écrit le : 19/03/2020 à 17:28

Mon cher cousin

Lumière chaleureuse matinale
Journée de temps idéal
Au jardin, je levai mon regard
Mes yeux divaguèrent quelques instants au hasard
Soudain, je pensai à toi

Mon grand Adrien, cher cousin,
Le peu de moments qu’on a partagés me reviennent en souvenir
J’aurais tant aimé que tu sois parmi nous
Rire, partager, rire, aimer, sourire pour toi
Aujourd’hui, tu n’es pas là en chair mais tu es présent dans mon cœur

Au fond de moi, je te sens
Et je sais que tu m’entends
Cher cousin, je te souhaite un bon voyage
Car tu as atteint trente ans en âge
Je ne t’oublierai jamais
Et je t’aimerai à l’éternité

Joyeux anniversaire

Ouliana


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Papa et maman ont écrit le : 19/03/2020 à 12:00


Adrien anniv



Avec toi, pour tes trente ans et éternellement.
Ad astra per aspera.

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Laurence a écrit le : 19/03/2020 à 09:04

Mon grand Chéri,

Quel drôle d'anniversaire que celui-ci!
Dans une autre vie, nous aurions tous formulé des tonnes de vœux pour toi, à l'occasion de ces trente bougies que tu aurais du souffler aujourd'hui!
Mais nous n'aurons pas ce bonheur.
Et avec cette saloperie de virus qui rôde, nous sommes même privés de la possibilité de te rendre la désormais traditionnelle petite visite dans ton jardin mais surtout, d'être auprès de tes parents en ce jour si particulier.
Mais tu le sais, nous sommes tous auprès de toi - et auprès d'eux - par la pensée.
Pour ma part, je vais allumer une petite bougie à ton attention, que je laisserai se consumer jusqu'à ce soir.
De là où tu es, veille sur tes parents. Veille aussi sur ta sœur qui doit, plus que personne, souffrir de cette situation de confinement.

Je t'embrasse et je t'aime.

Laurence






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a écrit le : 12/02/2020 à 04:41


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Isabelle a écrit le : 24/12/2019 à 19:28

Adrien, mon filleul bien-aimé
Aujourd'hui, 24 décembre, je pense à toi un peu plus fort que d'habitude, et j'ai le coeur d'autant plus serré que nous (ton papa et moi) avons traversé Levallois tout à l'heure pour aller chercher ta "grande cousine" Constance à qui nous avions donné rendez-vous Porte Maillot, grève oblige... J'ai revu des lieux chargés de souvenirs, en particulier votre immeuble si coquet aujourd'hui avec sa façade ravalée et son entrée plantée d'arbustes, mais aussi le square où j'emmenais ta petite soeur et l'école primaire de la rue de Reims où tu n'as pas toujours été très heureux, je crois, mais où tu as appris ce qu'il fallait pour devenir l'excellent élève que tu as été par la suite. Forcément, tout cela me fait venir les larmes aux yeux - si seulement le temps avait pu se figer dans cette époque qui avait ENCORE le visage du bonheur!...
Puisque nous passions par Levallois pour regagner Franconville, nous avons voulu faire un petit crochet pour te rendre visite là où tu reposes désormais. Lorsque nous sommes arrivés, le cimetière venait de fermer ses portes (plus tôt que d'habitude)! Est-ce un mauvais tour que tu nous as joué, agacé de nous voir une voir une fois de plus penchés au-dessus des fleurs que nous avons déposées jeudi et d'entendre nos bavardages?
Lorsque nous sommes arrivés, ta maman avait réussi malgré son chagrin (qu'elle ne montre pas, mais qu'elle porte au fond d'elle jour et nuit) à créer dans le séjour une ambiance de Noël avec des lumières et quelques décorations.Et au moment où je t'écris, une délicieuse odeur flotte dans la cuisine.Nous avons mis au frais une bouteille de champagne que Constance tenait à nous faire goûter et un Sauterne acheté par ta maman parce que, paraît-il, tu en raffolais. Nous les boirons en pensant très fort à toi. C'est le dixième Noël sans toi, mais tu seras là quand même, dans nos discussions peut-être, dans nos pensées sûrement et dans nos coeurs pour toujours. Et nous essayerons de regarder vers l'avenir et vers cette lueur d'espoir que l'accueil récent de ta "petite" soeur dans son nouvel environnement fait briller pour nous tous.
Ta marraine qui t'aime tendrement
PS. Merci "Ninès" pour votre émouvant message...
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« Ninès » a écrit le : 24/12/2019 à 00:35

Comme chaque année à cette période, je pense très fort à toi, à tes parents, à ta soeur, à ta famille et à tes amis.
J’aime me dire que même si nous ne nous connaissons pas tous, nous sommes tous liés à vie par le bonheur de t’avoir connu, la chance immense d’avoir partagé des moments avec toi, la douleur d’avoir dû te dire au revoir et désormais la joie de voir des petits signes de toi.
Tu continues à vivre à travers chacun d’entre nous et le temps qui passe n’y changera rien.
Je suis sure que tu ne m’en voudras vraiment pas d’adresser les dernières lignes de ce petit mot à ta famille.
Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année, beaucoup de joie et de beaux moments de partage.

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Isabelle a écrit le : 19/12/2019 à 22:12

Adrien,mon filleul bien-aimé
Je suis de retour à Reims après une journée qui nous a rassemblés, une fois de plus, autour de toi dans un rituel immuable - des lieux (toujours les mêmes) qui nous parlent de toi, des gestes qui se répètent (je pense à ta maman qui arrange patiemment les plantes et les bouquets destinés à fleurir ta demeure), des échanges autour d'une table ("la table ronde dans le coin, s'il vous plaît, notre préférée!") dans ce restaurant indien où nous avons fini par prendre nos habitudes... Tout cela garde vivace le souvenir, empêche qu'il ne s'émousse avec le temps, mais rien ne pourra jamais combler le vide que tu as laissé en partant. Où es-tu maintenant? Quelque part au-dessus de nous, dans un ailleurs in(dé)fini d'où tu nous observes avec ce regard moqueur qui t'allait si bien? N'est-ce pas plutôt que nous t'avons intériorisé et que tu occupes un espace à toi dans notre petit monde intime? Ce que je sais en tout cas, c'est que tu restes très présent dans ma vie, que je m'arrête quotidiennement devant tes photos et que je te parle souvent, très souvent même, dans le secret de mon coeur.
Ta marraine qui t'aime tendrement
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W a écrit le : 28/11/2019 à 13:26

❤️🙏🏽🕊
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Constance a écrit le : 18/11/2019 à 22:55

Heureuse ce soir à la lecture du mail de ta maman...
De là haut je suis sure que tu partages leur espoir et notre émotion,
Je ne t’oublie pas, mon petit cousin...
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a écrit le : 09/11/2019 à 01:05


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a écrit le : 09/11/2019 à 01:04


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a écrit le : 06/11/2019 à 10:22


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Laurence a écrit le : 28/10/2019 à 21:47

Mon grand Chéri,

Un mois aujourd’hui que Grand-Mère nous a quittés…
Et trois mois que ton Livre d’Or n’a pas fait l’objet, ne serait-ce que d’un curieux message « fantôme » !
Je m’étais promis, après notre "au revoir" à Grand-Mère, de retrouver ton Livre, délaissé trop longtemps, et surtout, d'y "graver" le si beau poème que ta maman a écrit et nous a lu à l’église, lors de la cérémonie d’adieu.
Je ne l’ai pas fait. Par lassitude, ou par tristesse, ou les deux…
Je me rattrape aujourd’hui, à l’occasion de ce premier « anniversaire ».
J’espère, mon grand Chéri, qu’elle vous a retrouvés, Hubert, Grand-Père et toi, qui lui avez tant manqué sur cette terre.
Je t’aime infiniment.

Laurence

Poème de Nathalie à Grand-Mère:

LORSQUE JE PENSE A TOI MAMAN

Ma chère Maman
Lorsque je pense à toi
C’est ta voix déjà que j’entends
Ta voix si singulière
Au timbre bien marqué
Vive comme l’éclair
Jeune et ne changeant guère
Tout au long des années

Ta voix, c’était ta trace
Elle emplissait l’espace
Et semblait conjurer
Les mauvais coups du sort
Comme le temps qui passe.

Ta voix nous protégeait
Ta voix nous rassemblait
Elle te ressemblait
Éternelle jeunesse
Des jours sombres ou de liesse

Quand elle nous appelait
Ou qu’elle nous nommait
Elle nous donnait alors
Ce sentiment puissant
D’exister pleinement.

Avec ta voix qui part
Un peu de nous se meurt.

Quand je pense à toi, chère Maman
Ce sont tes yeux bleus que je vois
Tes yeux comme le bleu des cieux
Auxquels te rattachait le souvenir constant
Des êtres bien aimés
Partis tragiquement
Ton petit frère René, ton père
Ton frère Jean,
Mon frère Hubert
Et puis Adrien, mon enfant

Bien sûr, ma chère Maman
Je n’oublie pas Papa
Disparu avant toi
Mais de sa belle mort
Comme l’on dit parfois.
Papa aux yeux marron
Bien ancrés à la terre
Papa qui fut je crois
Ton moi complémentaire

Alors, très chère Maman
Même si ta voix s’est tue
Même si tes yeux sont clos
Même si nous te pleurons
Nous savons bien au fond
Qu’il était temps pour toi
De retrouver tous ceux
Qui t’attendent déjà.

Nathalie



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a écrit le : 28/07/2019 à 01:57


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a écrit le : 22/07/2019 à 01:45


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a écrit le : 15/06/2019 à 12:26


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a écrit le : 26/05/2019 à 16:56


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a écrit le : 26/04/2019 à 06:19


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a écrit le : 11/04/2019 à 00:21


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Laurence a écrit le : 20/03/2019 à 07:35

Mon grand Chéri,

Comme je suis heureuse de découvrir, ce matin, le message d'Isabelle!
Tous ces mois sans un mot sur les pages de ton Livre d'Or, c'était tellement triste!
Et pourtant, tous, autant que nous sommes, pensons à toi, parlons de toi...
Mais chacun est embarqué dans son tourbillon, happé par ses obligations, et le temps passe ainsi et nous échappe, sans même qu'on le voit filer!
Aujourd'hui, je voudrais simplement te dire que tu m'as accompagnée, hier, tout au long de ma journée, un peu plus encore que d'habitude.
Je t'aime - toujours - infiniment.

Laurence

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Isabelle a écrit le : 19/03/2019 à 22:53

Adrien, mon filleul bien-aimé
Ma tête est lourde de fatigue, je n'ai pas le courage de t'écrire un long message car je suis rentrée tard de Paris et demain j'ai cours à 8 heures, ce qui signifie que je dois me lever tôt...
Je voulais juste te dire que tout à l'heure, lorsque je me suis retrouvée à attendre mon car de retour dans cette gare routière de Bercy affreusement glauque - pas vraiment un endroit propice pour penser à toi -, j'ai découvert sur un pilier une affiche vantant le prochain spectacle d'Anne Roumanoff. L'actrice (que tu aimais tant quand tu étais ado) avait l'air de me sourire. Je me suis revue avec toi au Théâtre Saint-Georges où tu étais allé l'applaudir dans une pièce de Molière, et alors j'ai senti que sans doute tu ne devais pas être très loin et que ce sourire, c'était à toi qu'elle l'adressait...
Ta marraine qui t'aime tendrement
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Constance a écrit le : 20/12/2018 à 20:10

Cher Adrien,

Comme souvent quand je pense à toi, ce sont des paroles de chanson qui me viennent en tête. Ce sont souvent des chansons que nous écoutions ensemble; mais ce peut être aussi des titres qui m’ont touchée et qui t’auraient touché toi aussi...

Aujourd’hui, c’est cette chanson de Jean-Louis Aubert, le chanteur de Téléphone, qui m’est venue aux lèvres et aux larmes... “Demain sera parfait”. Elle est sortie en 2010: l‘as tu entendue et aimée avant de partir? A-t-elle résonné avec ton „âme en peine“ et ton „mal de vivre“? Mais l’avais tu seulement, l’âme en peine? L’avais tu tant que cela, le mal de vivre? Toi qui depuis petit garçon nous enchantais par ta drôlerie et le flamboiement de ta personnalité... Nous ne saurons jamais ce qui le 19 décembre 2010 t’a fait refuser tout autre “demain”, ni les mots qui auraient su te retenir: ceux qui, sans baratin, sans fausses promesses d’un avenir parfait,t’auraient fait rester un jour de plus.

Alors, pour ne pas pleurer de ne pas savoir, parce que ton rire et ta joie résonnent comme un refrain dans mon cœur et dans mes oreilles, et parce que je crois intimement qu’il eût suffit d’un rien pour qu’il y ait un « demain », je te dis simplement:

« Je veux chanter
Je veux te faire oublier
Ton âme en peine
Ton manque de veine
Je veux chanter
Et te baratiner
Demain sera parfait

Je veux chanter
Je veux te faire t’agiter
Sur les décombres de notre monde
Je veux chanter
Et je veux te faire chanter
Demain je m’y remets

Les pugilats, les combats
Les arguments à deux balles
Laisse-les là ils sont bien
Au pied des tours infernales
Les p’tits malfrats, les quinquas
Les gros banquiers en cavale
Laisse-les aux radios matinales

Je veux danser
Je veux danser sur les braises
Il fait si chaud
Mets-toi à l’aise
Je veux danser
Comme un derviche balèze
Les deux pieds dans la glaise

Les petits cadors en goguette
S’occupent déjà de nos dettes
Les petits castors à ressort
Ils sont encore bien plus forts
Si dans nos villes ça sent fort
Ils prennent en charge la mort
Laisse les donc à leur sort

Je veux chanter
Je veux te faire oublier
Le mal de vivre
Le mal d'aimer
Je veux chanter
Et je veux t'faire mentir
Demain je m'y remets

Donne-moi la main, camarade
Tout ça c'est d'la rigolade
Donne-moi la main, camarade
Même si on est dans la panade
Demain sera parfait

Je veux chanter
Je veux te faire oublier
Ton âme en peine
Ton manque de veine
Je veux chanter
Et te baratiner
Demain sera parfait
Demain sera parfait
Demain sera parfait »

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Isabelle a écrit le : 20/12/2018 à 08:53

Adrien, mon filleul bien-aimé
Il y a huit ans aujourd‘ hui, un « malheur effroyable » s’ abattait sur la famille - je reprends les mots de Grand-Mère lorsqu’elle m’ a appris la terrible nouvelle. Hier, tu nous as une fois de plus rassemblés autour de toi, dans ton jardin magnifiquement fleuri, traversé d’un rayon de soleil, puis dans ce restaurant indien que tu affectionnais, et ceux d’entre nous qui n’ avaient pas pu venir étaient présents par la pensée... Beaucoup plus tard, lorsque je suis montée me coucher, je me suis arrêtée un peu plus longtemps que d’habitude devant cette photo qui te montre en train de fumer, les yeux mi-clos, avec sur les lèvres un étrange sourire, légèrement moqueur, une posture habituelle chez toi, il faut bien le dire, en ce sens ce portrait est tout simplement magnifique et je le contemple souvent. Mais hier soir, lorsque je t’ai encore une fois demandé pourquoi tu avais décidé de nous quitter comme ça, j’ ai eu l’ impression en regardant ton visage énigmatique et cet air ironique qui te va si bien que tu me disais : « Cherche toujours, tu ne sauras jamais ... » et je t’en ai voulu un peu de me narguer ainsi, comme si d’ un seul coup tu me faisais un pied-de-nez, tu redevenais ce petit garçon haut comme trois pommes qui était venu me rendre visite à Reims il y a très longtemps (tu avais à peine trois ans), avec ses boucles de chérubin et ses manières de petit diable, qui s’ amusait à claquer obstinément la porte de mon séjour et qui, lorsque j’ ai voulu faire ma grosse voix, a simplement déclaré : « Toi d’ abord, tu me f... la paix ! » . La scène est restée gravée dans ma mémoire, c’ était à la fois très drôle et en même temps il y avait de quoi se fâcher, je ne savais pas si je devais rire ou gronder. C’ est un peu ce même sentiment que j’ ai éprouvé hier soir devant ton silence, un mélange de tendresse et d’ indignation, de compréhension et de rancune ...
Ta marraine qui t’ aime tendrement.

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a écrit le : 14/11/2018 à 01:03


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a écrit le : 14/11/2018 à 01:02


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Grand-mère a écrit le : 01/11/2018 à 15:29

Mon petit Adrien,
Aujourd'hui, jour de la Toussaint, je pense tout particulièrement à toi qui nous manques tant. Comme si souvent depuis ton départ, je regarde avec beaucoup de mélancolie et une très grande tristesse les photos qui me donnent l'illusion que tu es toujours parmi nous.Je te revois à Chantoiseau, enfant et adolescent, pour des vacances et des fêtes de famille, et je me souviens des nombreuses discussions que nous avions tous les deux ...
Je sais que ton jardin est toujours très bien fleuri et je chargerai ta maman de déposer de ma part là où tu reposes un très joli bouquet plein d'amour.
Je ne t'oublierai jamais.
Grand-mère

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Constance a écrit le : 19/04/2018 à 22:25

Mon cher cousin,

Cela faisait une éternité que j'avais envie de t'écrire...
Il y a tellement de changements dans ma vie...
Ce soir, je me souviens, comme souvent, de ces vacances où nous écoutions de la musique à Chantoiseau, dans le salon, et notamment de ce Medley d'Emile & Images que nous avions je crois sur K7 et que nous adorions:

"Laissez-nous chanter,
Jusqu'au bout de la nuit...

Il m'entraîne au bout de la nuit,
Les démons de minuit,
M'entraîne jusqu'au l'insomnie,
Les fantômes de l'ennui,
Il m'entraîne...

Ils ont quitté leur terre,
Leur champ de fer il arrive sacrée,
Traversé les rizières,
Jusqu'au grand fleuve salé,
Un peu plus prés des étoiles,
Au jardin de lumière et d'argent,
A peine un peu plus libre qu'avant...

Dans nos corps à corps,
On a joué sur les mêmes accords,
Coeur à coeur,
Quelque chose qui ressemble au bonheur,
Corps à corps,
Elle m'a emporté vers d'autres corps.
Coeur à coeur,
Quand la chaleur des nuits d'équateur...

Oh, hé, oh, hé, capitaine abandonné,
Oh, hé, oh, hé, des dizaines à ton voilier,
Sonnez, sonnez, les sirènes au vent salé,
Sonnez, sonnez, la dernière traversée...

Amour au loin,
Je m'sens si fragile le coeur en exil,
Amour trop loin...

Ville de lumière,
J'ai besoin de toi,
Ville de lumière,
Qu'ont-ils fait de toi...

Ne plus pleurer rester là,
A se demander pourquoi?
N'exister que pour toi,
T'aimer jusqu'au dernier combat...

Maîtresse, oh ma maîtresse!!
Ne touche pas à mes tresses,
Je veux bien travailler en cours particulier mais ne touche
pas à mes tresses,
Je veux bien travailler en cours particulier mais ne touche
pas à mais...

Laissez-nous chanter jusqu'au bout de la nuit...
Laissez-nous rêver jusqu'au bout de la nuit...
Laissez-nous chanter jusqu'au bout de la nuit..."

Comment aurais-je pu penser à ce moment là, quand nous chantions et rions à tue-tête, que ces mots prendraient, des années plus tard, un sens si différent:

"Un peu plus près des étoiles, à peine un peu plus libre qu'avant", "Ohé, ohé Capitaine Abandonné", "Sonnez, sonnez la dernière traversée"... Mais surtout: "Ne plus pleurer. Rester là. A se demander pourquoi"

Oui, pourquoi?
Je ne le saurai jamais, mais en souvenir de ces moments si précieux, j'ai envie de dire aux heures qui passent, et qui inexorablement t'éloignent de moi:

Laissez-nous chanter... jusqu'au bout de la nuit...
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a écrit le : 19/04/2018 à 22:18


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Sylvie a écrit le : 13/04/2018 à 02:06

Mon cher Adrien,

Puisses-tu aider tes chers parents et ta soeur Aude dans cette période si difficile. Ne les laisse pas seuls avec leur angoisse et leur tristesse.
Donne leur des signes de ta présence et de ton soutien.
Ils ont besoin de toi ! Nous aussi.
Je t'embrasse affectueusement.

Ta tante à qui tu manques.

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Maman et Papa ont écrit le : 19/03/2018 à 22:10

"Tu n'es plus là où tu étais mais tu es partout là où je suis". (VH)


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Isabelle a écrit le : 19/03/2018 à 21:59

Adrien, mon filleul bien-aimé
Toujours, lorsque nous nous retrouvons pour penser à toi, nous guettons les petits signes que tu nous envoies pour nous signaler que tu es présent, à ta façon ... Clins d'œil de connivence ou pieds de nez moqueurs, c'est à nous de les interpréter.
Ce soir,comme tous les lundis soir, il y avait une messe à la cathédrale. Je me suis dit qu'y aller serait une occasion d'associer Ouliana à cette journée (même si dans ces cas-là elle me suit en traînant un peu les pieds et si pour penser à toi elle aurait sans doute préféré se rendre au théâtre!) et j'ai demandé à ce que ton nom soit cité au moment de la prière pour les défunts. Et voilà que juste quelques secondes avant, alors qu'Ouliana et moi attendions dans une ambiance recueillie que le célébrant, un prêtre africain très sympathique, prononce ton nom, un portable s'est mis à sonner! Une horrible musique s'est fait entendre, persistante, braillarde, rompant le silence de la petite chapelle où la messe avait lieu (à en juger par le volume sonore et le temps qu'il a fallu pour le faire taire, j'imagine que le propriétaire de ce portable était sans doute une personne âgée, percluse d'arthrose et dure d'oreille.). Elle a cessé juste au moment où le père Joseph (c'est son nom) se penchait , imperturbable, sur sa feuille, pour lire ton prénom et ton nom. Et là, j'ai vraiment eu l'impression de te voir rire sous cape, comme si tu nous avais joué un bon tour en faisant sonner ce portable, histoire de dire que tu me (nous) trouves bien ridicule(s) avec ces « bondieuseries ».
Et bien tant pis, je recommencerai, ne t'en déplaise ! ...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Laurence a écrit le : 19/03/2018 à 06:32

Mon grand Chéri,

Aujourd'hui, 19 mars 2018, tu aurais soufflé tes 28 bougies sur cette terre. Et nous nous serions tous réjouis pour toi et t'aurions gâté, chacun à notre façon, à commencer par tes parents et ta marraine.
Mais ce sont, pour notre plus grande peine, d'autres bougies que nous allumons désormais pour toi, au gré des dates, des églises et chapelles, pour te dire que nous ne t'oublions pas.
Cette année, je ne viendrai pas me recueillir dans ton jardin, auprès de tes parents. Depuis quelques mois, le temps est, hélas, devenu pour moi une denrée rare, comme sont devenus rares les jours de congés après lesquels je cours désespérément!
Mais je penserai très fort à toi et à eux.
Et puis, ils ne seront pas seuls. Ta fidèle marraine et Sylvie seront là, avec eux.
Mon grand Chéri, je t'embrasse et te redis que je t'aime - toujours - infiniment.

Laurence

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a écrit le : 01/03/2018 à 08:03


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Isabelle a écrit le : 28/12/2017 à 21:52

Adrien, mon filleul bien-aimé
Depuis presqu´un an j´ai déserté ton livre d´Or, à chaque fois que je l´ai ouvert c´était pour lire les messages des autres et non pas pour en écrire un moi-même. Je me suis interrogée sur les raisons de ce qui pourrait apparaître à tort comme de la paresse ou - pis encore - de l´indifférence. En fait, ce qui s´est passé au fil des mois et des années, c´est que je t´ai peu à peu „intériorisé“: tu m´accompagnes au quotidien, il ne se passe pas de jour sans que je ne ressente ta présence ou que je ne te parle, dans le secret de mon coeur. Si tu me vois là où tu es, tu sais que je ne mens pas en écrivant cela. Quoi que je fasse, où que je sois, tu n´es jamais très loin. Quand je pense à Hubert, je (re)vois un beau jeune homme lointain, inaccessible, insaisissable - et parfois une ombre qui fuit ... Quand je pense à Grand-Père, je me représente un vieux monsieur encore guilleret malgré le poids de l´âge, qui marche sur une route de campagne en regardant droit devant lui, appuyé sur sa canne, et qui va jusqu´au bout son petit (ou plutôt grand) bonhomme de chemin, et qui donc forcément s´éloigne ... Mais quand je pense à toi, je te vois ou plutôt je te sens très présent, toujours en mouvement, en action,peut-être devrais-je dire „en scène“.En tout cas vivant. Et proche. Cela fait sept ans déjà que tu nous as quittés, et je ne peux (veux) toujours pas y croire ....
Ta marraine qui t´aime tendrement

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Maman a écrit le : 21/12/2017 à 11:34

Sept roses blanches, des roses rouges
Mon cœur en sang, ton corps si pâle
Là où tu dors, plus rien ne bouge
Poussière de terre ou bien d’étoile

Ici, ailleurs
là ou demain
A jamais je te pleure
Adrien



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Laurence a écrit le : 21/12/2017 à 07:36

Mon grand Chéri,

Sept ans! Sept ans déjà que tu as filé, comme une étoile, dans ta lointaine galaxie!
Et pour la première fois depuis toutes ces années, la page de ton Livre d'Or est restée vierge le 19 décembre, blanche comme la neige qui t'a accompagné ce terrible jour de 2010.
C'est que nous sommes, les uns et les autres, pris dans un tourbillon infernal qui nous laisse vidés de toute énergie à la fin de chaque journée, au point de ne trouver ni le temps, ni les mots pour te dire notre amour!
Et pourtant, tous, nous avons pensé à toi.
Comme toujours, bien sur, mais plus encore, peut-être, ce jour là. Certains de nous, auprès de tes parents, dans ton jardin habillé pour l'occasion des couleurs de Noël, d'autres, de loin... Mais chacun s'est manifesté pour te dire qu'il ne t'oubliait pas, qu'il ne t’oublierait jamais.
De là où tu es, tu réussis, chaque année, ce petit miracle de nous réunir autour de toi, envers et contre tout.
Quant à moi, je t'aime toujours, infiniment.

Laurence


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Pharmb838 a écrit le : 15/11/2017 à 01:30

Hello!
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Pharmf281 a écrit le : 13/11/2017 à 18:59

Hello!
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Pharmg488 a écrit le : 12/11/2017 à 12:52

Hello!
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Pharmf656 a écrit le : 11/11/2017 à 06:55

Hello!
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Pharmk864 a écrit le : 10/11/2017 à 00:48

Hello!
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Pharme105 a écrit le : 08/11/2017 à 18:32

Hello!
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Pharmb467 a écrit le : 07/11/2017 à 12:25

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Johna874 a écrit le : 06/11/2017 à 20:27

It's a mammoth playground built of mountains, hills, lakes, rivers, valleys, woodlands,and beaches. abafcekgbfgd
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brigitte a écrit le : 05/11/2017 à 15:47

Mon cher Adrien, mon grand neveu chéri

Cela faisait des mois que je n'étais pas retournée sur ton site.........
Aujourd'hui j'éprouve vraiment le besoin de te laisser un petit message, juste pour te dire que je ne t'oublie pas, en dépit des apparences...
Comment pourrais-je seulement t'oublier, toi avec qui nous avons partagé tant de moments lorsque tu étais petit, puis ado puis jeune adulte... Moments que je ne peux oublier..
Une multitude de souvenirs avec toi !
Je suis venue te voir hier , avec Michel. Tes parents étaient déjà là, toujours aussi courageux et débordant d'amour pour toi...
Isabelle nous a rejoint puis nous sommes allés à la petite église ..
Ensuite nous sommes tous repartis en direction de ta maison, afin de passer le reste de la journée ensemble et de faire une surprise à Aude, à qui tu manques tant.
Tu restes au quotidien dans mes pensées (un enfant, un ado , un jeune adulte croisé au hasard me font penser à toi..)
Je t'embrasse
Brigitte




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a écrit le : 05/10/2017 à 00:30


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a écrit le : 05/10/2017 à 00:29


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Laurence a écrit le : 20/08/2017 à 11:06

Mon grand Chéri,
Aujourd'hui, pour la première fois depuis des mois, j'ai la possibilité de te faire une courte visite.
Je suis très irrespectueusement assise (mais du bout des fesses seulement...) sur la tombe de ton voisin d'en face, et je contemple ton jardin, toujours si magnifiquement fleuri.
Je suis hélas arrivée les mains vides.
Pas un fleuriste ouvert sur mon passage, à Lyon comme à Levallois!
Mais qu'aurais-je pu rajouter ce matin qui ne déséquilibre pas l'harmonie créée par tes parents? Et puis d'abord, où aurais-je trouvé la place pour une plante ou même un petit bouquet? La dalle de ta maison croule littéralement sous les fleurs....
Alors je vais rester là à contempler ton jardin et à penser très fort à toi...avant de poursuivre mon chemin vers Franconville.
Jamais, tu m'entends, jamais je ne pourrai me remettre de la douleur de ton départ.
Je t'aime infiniment.
Laurence
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Maman a écrit le : 16/07/2017 à 22:46

Jardin d'ici et de là-bas

Je suis dans mon jardin, les branches des pommiers
Penchent nonchalamment sous le poids des fruits mûrs
Le grand mirabellier que l'on croyait fini
Déploie haut dans les airs des promesses de vie
Le vieux figuier planté il y a des années
Tord ses branches grisées aux feuilles comme des doigts
Aux senteurs du coco exotique des noix.
L'arbre à kakis feuillu est comme une tonnelle
Où il fait bon dormir en regardant l'azur.

Dans ce nid de verdure mon fidèle félin
Déplace élégamment ses pattes de velours
Ou darde ses yeux verts aux éclats d'émeraude
Sur un point du jardin invisible aux humains
Comme s'il détenait sphinx immobile et sourd
Les clés mystérieuses d'un secret éternel.

Ce jardin c'est le mien, celui de ta sœur Aude
C'est celui de ton père et puis c'était le tien.
Les oiseaux qui y chantent n'effacent rien au temps
Dans leurs doux sifflements mélodieux et sereins
C'est ton nom que j'entends.
Et sur l'herbe jonchée de trèfles et de fleurs
C'est ton pas qui revient
Dans le souffle si pur de la brise légère
C'est ta voix qui murmure
Et quand le vent se lève et que vibre l'éclair,
C'est ton rire qui claque un tantinet moqueur
De jeune citadin préférant au jardin
Le tourbillon des villes et leurs trottoirs de pierres
Je t'entends et te vois comme si c'était hier.

Aujourd'hui mon amour, mon bel ange immortel
Tu dors dans un jardin fleuri et sous le ciel
Mais au milieu de pierres toutes figées en terre
Et quand je me promène ici dans mon jardin
C'est là-bas que je suis, dans ton jardin d'hiver
Tout me ramène à toi, ton souvenir est là
C'était un jour d'hiver, il y a bien longtemps
Pour moi c'était hier, tu es toujours présent.
Ici, là-bas, hier, aujourd'hui et demain
Je t'aime pour la vie jusqu'à la fin des temps.
Eternellement.
Maman



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Laurence a écrit le : 25/05/2017 à 01:03

New York, 24 mai 2017

Mon grand Chéri,

Pour la première fois depuis 25 ans, je ne suis pas à Chantoiseau le 24 mai, jour tradionnellement dédié à Hubert, comme tu le sais.
Jean-Marc et moi avons en effet décidé de profiter de cette semaine de l'Ascension (qui nous offre un pont inespéré de quatre jours!) pour nous offrir une petite escapade à New York.
Je ne te cache pas que j'ai un peu culpabilisé à l'idée de cette infidélité que je faisais à Hubert. Mais finalement, je me suis dit qu'il ne m'en voudrait pas. Il sait bien que partout où je suis, il est avec moi. Comme toi, mon grand Chéri, qui m'accompagnes à travers les rues de cette incroyable mégapole où tout est tellement différent!
Je sais combien tu avais été fasciné par cette ville lors du voyage que tu avais fait aux États Unis avec Brigitte et Michel. Alors, sans pouvoir mettre exactement mes pas dans les tiens (même si nous avons sans doute fait les mêmes "incontournables", comme tout touriste qui se respecte), j'essaie de voir avec tes yeux et de ne pas en perdre une miette. D'ailleurs, j'ai un super torticoli à force de lever les yeux au ciel pour pour voir chaque sommet de chaque gratte ciel. Je ne suis pas une grande fan des photos (j'ai toujours trouvé un peu dommage de voir le monde à travers un objectif) mais j'en ai quand même pris quelques unes à l'attention de ta sœur.
Tu vois, il aura fallu cette petite parenthèse new yorkaise pour que je retrouve le chemin de ton Livre d'Or, un peu déserté ces derniers mois.
Mais comme Hubert, tu me pardonneras cette désertion.
Tu sais, toi aussi, que partout où je suis, tu es avec moi.
Je t'aime infiniment.
Laurence

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Anne Rambaud a écrit le : 24/03/2017 à 14:44

Un petit message pour que la famille d'Adrien sache que ses amis ne l'ont pas oublié.
Dans les dates importantes comme dans mon quotidien Adrien me manque et je pense souvent à lui ainsi qu à Arif, Nathalie et Aude.
Merci pour m'avoir donné la chance de connaître Adrien, d'avoir tant ri avec lui, d'avoir eu un meilleur ami aussi formidable.
Mes amitiés à toute ta famille!
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Lola a écrit le : 19/03/2017 à 22:41

Je n'ai malheureusement pas la plume qui règne dans ta famille, mais je laisse tout de même un petit message en ce jour spécial (après avoir eu peur en voyant ton site disparu!)...

Tu aurais eu 27 ans avec nous.
Plus les années passent et je nous vois tous grandir, plus je continue d'essayer d'imaginer en quelle brillante personne tu aurais continué d'évoluer, et quelle belle carrière tu aurais embrassée.
On manque cruellement de personnalités bienveillantes et éclairées par les temps qui courent, et ton absence n'en est que plus pesante.

Je pense toujours à toi et à ta famille, et je sais que tu continues à faire rire là où tu es.

Joyeux anniversaire!



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Laurence a écrit le : 19/03/2017 à 08:40

Mon grand Chéri,

Depuis des mois, suite à la suppression intempestive de ta "Page Perso" par SFR, nous n'avions plus d'accès direct à ton Livre d'Or.
Tu imagines le choc - et le chagrin de tes parents - lorsque nous nous en sommes rendu compte!
Car même si chacun d'entre nous pense à toi aussi fidèlement qu'au premier jour, nos visites régulières sur ta Page - et les messages laissés par les uns et les autres - comptaient énormément pour nous tous qui t'aimons.
Heureusement, ton père a réussi, il y a quelques jours, à recréer un lien vers ton site.
Nous pourrons donc à nouveau nous balader à travers tes pages et y laisser, au gré de notre humeur...ou de notre inspiration, quelques lignes ou simplement quelques mots.
Aujourd'hui, 19 Mars 2017, tu aurais eu 27 ans, l'âge auquel Hubert nous a quittés.
Vous partagez, toi et lui, le terrible avantage d'être restés éternellement jeunes et beaux, sans que le temps puisse ternir votre image, comme il le fait si cruellement pour ceux qui restent...
Pour la première fois depuis toutes ces années sans toi, je ne serai pas, le 19 mars, dans ton jardin si somptueusement fleuri, auprès de tes parents. Mais je sais qu'ils seront bien entourés et que cette journée te sera dédiée, comme elle t'était dédiée avant que tu nous quittes et comme elle l'a été chaque année, depuis ton départ.
Quant à moi, je serai auprès de toi par la pensée.
Je t'aime infiniment.
Laurence

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a écrit le : 26/11/2016 à 07:48


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a écrit le : 16/11/2016 à 00:26


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a écrit le : 16/11/2016 à 00:26


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a écrit le : 08/11/2016 à 06:05


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a écrit le : 30/10/2016 à 18:00


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a écrit le : 06/10/2016 à 08:51


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a écrit le : 30/09/2016 à 07:03


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Maman a écrit le : 29/09/2016 à 19:15

Le temps s'est arrêté
Un jour d'hiver polaire
Défilent les années,
Pour moi c'était hier
Ma plume s'est figée
Entre mes doigts glacés

je me languis de toi
Le temps est suspendu
Depuis que tu t'es tu

Ma vie est comme un gouffre
J'ai souffert et je souffre
Aujourd'hui plus qu'hier
Et bien moins que demain.

Le temps n'efface rien
Les mots sont dérisoires
Et tout est illusoire
Sauf le jour de la fin.
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Isabelle a écrit le : 13/09/2016 à 09:30

Adrien, mon filleul bien-aimé
C'est l'anniversaire d'Aude aujourd'hui, mais même si je pense tout particulièrement à elle, c'est à toi que j'écris.
Même si je déserte ton Livre d'Or, il ne se passe pas de jour sans que je te retrouve pour quelques instants de méditation, de communion et parfois même d'échange - il peut arriver que je t'« oublie » dans l'agitation du quotidien, mais je te ménage toujours au moins quelques secondes de recueillement le soir, lorsqu'au moment de me coucher je vois (ou plutôt je regarde) ta photo sur l'étagère de ma chambre. Si de là où tu es maintenant tu peux lire dans mes pensées, tu sais que je ne mens pas en écrivant ces mots.
Hier, j'ai discuté avec l'un de mes voisins qui m'a dit que son fils, après avoir cherché sa voie, venait d'entrer au cours Florent. J'ai ressenti un pincement au cœur , je me suis souvenue de ce petit mot que je t'avais adressé à l'occasion de ton vingtième anniversaire et dans lequel je t'offrais de participer au financement d'une formation dans ce cours qui t'attirait tant. J'ai l'impression que c'était hier et que depuis le temps s'est tout simplement figé dans le chagrin.
J'ai rapporté de mon séjour à Londres (où je t'ai cherché à travers les rues bondées sans toujours te trouver) une adorable figurine de Shakespeare. Elle a pris place dans ma vitrine, à côté de cette photo qui te représente sur scène, assis avec nonchalance, sans doute en train de donner la réplique, il y a beaucoup d'élégance dans la pose et sans doute aussi (on le devine) dans la voix. Je contemple souvent cette photo de toi que je trouve si belle, je te regarde jouer ton rôle comme si j'y étais, et toujours je m'en veux de n'avoir peut-être vu au fil des années que ces multiples rôles que tu as endossés, toujours avec succès, le rôle du bon élève puis de l'étudiant brillant, celui du meilleur ami pour beaucoup de tes camarades, surtout les filles, celui du comédien qui faisait rire à tout propos. Aujourd'hui, même si ce n'est pas de ma faute, je te demande pardon de n'avoir pas vu ta « vraie » personne derrière tous ces personnages. J'aurais peut-être agi à temps.
Ta marraine qui t'aime tendrement.

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a écrit le : 27/08/2016 à 11:24


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Constance a écrit le : 05/08/2016 à 23:31

Un petit mot de Franconville, où de vieilles VHS me ramènent dans le passé, quand tu n'étais qu'un petit garçon et moi une ado pas jojo... Je pense à toi...
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a écrit le : 03/08/2016 à 15:39


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a écrit le : 31/07/2016 à 01:41


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a écrit le : 20/07/2016 à 22:06


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a écrit le : 03/07/2016 à 09:18


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a écrit le : 29/06/2016 à 18:08


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a écrit le : 17/06/2016 à 10:11


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a écrit le : 15/06/2016 à 06:57


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a écrit le : 06/06/2016 à 19:30


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a écrit le : 24/05/2016 à 15:14


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a écrit le : 20/05/2016 à 21:38


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a écrit le : 19/05/2016 à 02:26


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a écrit le : 17/05/2016 à 13:34


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a écrit le : 15/05/2016 à 16:32


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Isabelle a écrit le : 02/05/2016 à 00:10

Adrien, mon filleul bien-aimé
1er mai 2016
Un brin de muguet un peu gringalet (quelle mauvaise rime pour un poète comme toi ! Mais si j'avais le temps je continuerais volontiers sur le mode de la dérision, ça t'amuserait sûrement ...) égaye ton portrait de ses clochettes à peine écloses. Je pense à Grand-Père qui aimait tant explorer les sous-bois à la recherche de ce mystérieux porte-bonheur et qui - certaines années fastes - en faisait des bouquets pour toute la famille ...
Etes-vous réunis aujourd'hui ?
Ta marraine qui t'aime tendrement

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a écrit le : 24/03/2016 à 13:48


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Constance a écrit le : 20/03/2016 à 23:31

Mon cher cousin,

Où étais tu ce week-end, pendant que certains parmi nous se rassemblaient, autour de tes parents, à l'occasion de ton anniversaire? Pour ma part, je suis de retour d'un week-end festif à Bruxelles au cours duquel je me suis sentie, par moments, un peu vieille. Moyenne d'âge: 26 ans, d'après les organisateurs... 26 ans, tout comme toi...
Sous les ors de la jolie salle où se tenait la soirée, ce samedi 19 mars, beaucoup de monde et parmi les invités, un jeune homme. Dont le petit frère est parti, il y a quelques années, comme toi, du jour au lendemain. En le voyant danser malgré tout, j'ai pensé à tes parents, à notre famille, à la vie qui continue, malgré cette absence béante que tu as créée pour toujours derrière toi. Et en levant la tête vers les lustres scintillants, j'ai pensé à toi, au jeune homme que tu étais et au souvenir que tu as laissé: beau, brillant, et un peu magique. Comme le cristal d'un lustre dans une salle de bal...

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Claire a écrit le : 19/03/2016 à 23:30

Adrien,
Je n'ai pas l'âme d'une poète contrairement à toi et au reste de la famille, c'est pourquoi je me contenterai de te dire quelques mots pour ton anniversaire.
En ce 19 mars 2016, ton absence se fait encore et toujours ressentir.
Ces 6 dernières années paraissent si tristes et si vide sans toi mais chaque occasion est bonne pour penser à toi car nous ne t'oublions jamais.
Tu nous manques terriblement.
Ta cousine qui t'aime
Claire


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Isabelle a écrit le : 19/03/2016 à 21:39

19 mars 2016 (au matin)

Adrien, mon filleul bien-aimé

Six ans déjà que nous ne pouvons plus te souhaiter ton anniversaire de vive voix, ni entendre la tienne (que j'ai précieusement conservée au creux de mon oreille) au bout du fil.
Mais six ans aussi que ton anniversaire, malgré l'usure du temps, n'est pas devenu un anniversaire de papier, une lettre à tes parents, quelques lignes dans ton Livre d'Or.
Aujourd'hui encore, ce jour béni de printemps devenu depuis ton grand départ un jour de deuil, nous réunira autour de toi. Nous serons physiquement là, à l'église, dans ton jardin, au restaurant (le petit indien que tu affectionnais tant), pour penser à toi, parler de toi, guetter un signe de toi et te dire - ou plutôt te montrer - que tu continues d'être parmi nous, année après année...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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brigitte a écrit le : 19/03/2016 à 20:49

Mon cher Adrien
Ton petit signe, je l'ai eu!
Michel et moi étions en train d'essayer d'ouvrir la porte d'accès au parking Brossolette (tout près de l'église Saint Justin)pour pouvoir récupérer la voiture.
Visiblement, d'autres personnes, de l'autre coté de la porte (partie intérieure du parking)s'évertuaient également à essayer de l'ouvrir pour en sortir . Finalement cette satanée porte s'est ouverte .Un couple et leurs enfants étaient en face de nous, prêts à sortir.
J'ai entendu la jeune femme dire à son mari: "Regarde , ADRIEN, il y avait un bouton pour ouvrir la porte"
ADRIEN ..Ce prénom qui nous est cher et que nous prononçons si souvent...
Je prends cette anecdote pour un petit signe de ta part..
Je t'embrasse et te dis à bientôt.
Brigitte


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Brigitte a écrit le : 19/03/2016 à 09:47

Mon Cher Adrien
Nous sommes en route pour te retrouver.
Tu as 26 aujourd'hui.
Encore un anniversaire que nous te souhaitons à notre manière, sans toi,entre nous tous et nous Toutes qui t'aimons tant et qui pensons tant à toi.
La douleur et Le sentiment de manque indescriptible liés à ton absence si terrible , cruelle et injuste me s'atténuent pas, en dépit de ces années qui défilent ..
Bon anniversaire,Adien chéri.
Envoie nous un petit signe aujourd'hui
Brigitte
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Laurence a écrit le : 19/03/2016 à 07:26

Mon grand Chéri,

Aujourd'hui, tu aurais eu 26 ans.
Malgré ton départ, nous continuons chaque année à "fêter" entre nous - qui t'aimons tant - cette journée du 19 Mars qui t'est dédiée.
Tout à l'heure, ceux d'entre nous qui auront pu faire le déplacement retrouveront tes parents à l'église Saint Justin. Puis nous nous réunirons auprès de toi, dans ton jardin, encore plus magnifiquement fleuri ce jour particulier que d'habitude.
Tu peux reposer tranquille là où tu es. Nous ne t'oublions pas. Je ne t'oublie pas. Et surtout, je t'aime - toujours - infiniment.

Laurence

PS: ces dernier mois, quelqu'un a laissé à plusieurs reprises, sur ton Livre d'Or, des messages.....à l'encre sympathique!
Toi seul connais leur contenu. Mais ces petits signes nous disent que nous ne sommes pas seuls à penser à toi...
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a écrit le : 23/02/2016 à 21:15


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a écrit le : 21/02/2016 à 16:00


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a écrit le : 03/02/2016 à 00:23


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a écrit le : 02/02/2016 à 13:04


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a écrit le : 31/01/2016 à 17:09


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a écrit le : 25/01/2016 à 06:55


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a écrit le : 14/01/2016 à 10:00


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Sylvie a écrit le : 02/01/2016 à 21:09

Je ne peux plus t'envoyer de sms de bonne année, mon cher Adrien...
Alors juste ces quelques mots de Jean d'Ormesson :

"Il y a quelque chose de plus fort
que la mort,
c'est la présence des absents
dans la mémoire des vivants."

Nous tous, tes chers parents, ta soeur à sa manière, ta petite grand-mère, tes oncles, tes tantes, tes cousins, tes cousines, tes ami(e)s et tous ceux qui ont croisé ton chemin de vie, nous tous, nous pensons à toi et ne t'oublions pas.

2011, 2012, 2013, 2014, 2015 : toutes ces années sans toi et pourtant, tu es là. Pour toujours !


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Sylvie a écrit le : 25/12/2015 à 20:35

Mon cher Adrien,
Depuis deux ans, je n'ai plus laissé le moindre message dans le magnifique livre d'or qui t'est consacré.
Ce soir, je ne t'écrirai ni roman, ni poésie comme ta maman le fait si bien.
Je voulais juste partager cette photo du petit chat, sosie de ton Nixon, qui nous observait à la pizzeria le 20 décembre dernier.

Coucou de Nixon

Cette photo illustre le beau texte de Constance, ta grande cousine.

« Il s'approchait mais restait à l'extérieur, séparé de nous par cette paroi de verre… …. Il était à la fois si près et si loin. » Je suis convaincue que tu étais ce mignon petit chat, derrière la vitre du restaurant.
En cette période de Noël, tu nous as fait « cadeau" de ta présence ce jour là où nous étions nombreux réunis pour toi.
Continue, mon cher Adrien, à nous envoyer souvent des signes de ta présence parmi nous.
Fais le le plus souvent possible pour tes chers parents et pour nous tous à qui tu manques tant.

Sylvie

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Laurence a écrit le : 24/12/2015 à 23:35


Mon grand Chéri,

Ce soir, 24 décembre 2015, curieux noël aux allures de printemps, je pense à un autre 24 décembre, tout blanc, celui-là - blanc par la neige qui tombait depuis des jours, blanc par les brassées de fleurs qui t'ont accompagné jusqu'à ton jardin – et qui a définitivement chassé nos noëls d'antan.
J'aimerais tellement que Noël retrouve, au moins pour les plus jeunes, ce goût inimitable qu'il avait autrefois, lorsque nous étions tous réunis dans notre vieux Chantoiseau et que nous descendions réveillonner en tenue de soirée ! Ces odeurs de cuisine en fête ! Cette excitation des enfants le matin, au pied du sapin. Et puis, après le déjeuner, cette redoutable distribution des cadeaux entre adultes, qui durait des plombes (nous étions si nombreux !).
Cela me semble si loin aujourd'hui ! Mais comment pourrait-il en être autrement ? Hubert, puis toi, puis Grand-Père. Trop de places sont vides désormais.
Et pourtant, ce soir, la lune est là, si belle, si parfaitement ronde. Et comme toujours, lorsque je la regarde, j'ai l'étrange impression qu'elle fait le lien entre votre monde et le notre. Comme un signe de vous. Je sais que vous êtes là, quelque part, réunis, et que vous nous dites : « ne pleurez plus, ne vous inquiétez pas. Nous sommes là, tous les trois, même si vous ne nous voyez pas. Et nous veillons sur vous ».
Je t'aime infiniment en cette nuit de Noël.

Laurence



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Isabelle a écrit le : 21/12/2015 à 12:23


Adrien, mon filleul bien-aimé
Depuis ce soir de novembre où , à l'approche de la Toussaint, nous avions longuement parlé de toi, Grand-Mère et moi, je m'étais promis de mettre un petit message dans ton Livre d'Or. Depuis, le temps a passé, je n'ai toujours rien écrit et j'ai mauvaise conscience car cela aurait été l'occasion d'associer Grand-Mère à ce dialogue ininterrompu que nous menons avec toi depuis cinq ans au fil des pages. Mais je suis de toute façon certaine que bien souvent, dans la solitude majestueuse de sa grande maison, elle parle à ses disparus : ceux qui ont quitté la vie comme on quitterait la scène, dans un rôle inachevé, et celui que la vie a quitté peu à peu et qui est parti doucement, entouré de nous tous. Je ne me souviens plus vraiment de cette discussion, je sais juste qu'elle tournait autour de souvenirs de toi, de tes multiples talents, de ta riche personnalité, de ton geste fatal (je vois encore Grand-Mère secouer tristement la tête en disant « Pourquoi ? » ...).
Hier, nous étions réunis en ton nom, heureux d'être aussi nombreux et soudés autour de tes parents, en communion avec toi dans ton jardin si magnifiquement fleuri, avec en même temps au fond de nous cet immense chagrin qui ne nous quitte jamais. J'ai - comme à chaque fois - guetté les signes de ta présence et ces petits clins d'œil dont tu nous gratifies souvent lorsque nous sommes rassemblés pour toi : un rayon de soleil descendu au dernier moment comme un remerciement de ta part, une pizza Adriano que ta maman a voulu goûter symboliquement, un petit verre de digestif en trop dont on a pensé qu'il était pour toi (je ne suis pas sûre que tu aurais aimé) et , lorsque je suis arrivée à la gare de Reims, comme toujours à cette époque les manèges tourbillonnants de La Foire des Rois - j'ai senti la mélancolie m'envahir, je te revois à chaque fois jeune ado, marchant à mes côtés parmi les attractions de la traditionnelle fête foraine de printemps, une année où tu étais venu passer les fêtes de Pâques à la maison. Si j'avais pu savoir alors ...
Ta marraine qui t'aime tendrement.

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Constance a écrit le : 21/12/2015 à 00:39


Cher cousin,

Cinq and déjà...

Aujourd'hui, nous étions nombreux à nous êtres réunis pour passer un moment ensemble, avec toi et en ton nom: d'abord le cimetière, puis la pizzeria et passage devant ton studio, nous avons sillonné Levallois.

Mais toi, où étais tu? Caché comme un clin d'oeil à la carte de la pizzeria, où figurait entre la "paysanne" et la "vésuvio", une pizza "Adriano"? Tendre et serein, dans la douceur exceptionnelle de ce mois de décembre, qui fait s'éclore les cerisiers à Chantoiseau et berce les roses et les fleurs de ton jardin? Massivement et douloureusement présent, comme une claque qui fait mal, quand un souvenir surgit, qui nous rappelle combien tu nous manques?

Tu étais sans doute tout cela à la fois mais en y réfléchissant bien, je pense avoir deviné où tu te cachais aujourd'hui: tu étais comme ce mignon petit chat qui ressemblait si fort à Nixon et que nous avons aperçu, à travers la grande fenêtre près de laquelle nous étions attablé: dans le jardin du restaurant. Ce petit chat nous observait de loin, s'est approché plusieurs fois de nous, s'est éloigné à nouveau, puis nous a même adressé un miaulement. Derrière la vitre, nous l'observions et il nous observait, il s'approchait mais restait à l'extérieur, séparé de nous par cette paroi de verre. Peut-être voulait-il nous dire quelque chose? Il miaulait mais nous ne pouvions pas l'entendre... Nous aurions presque pu le caresser! Presque.. Il était à la fois si près et si loin...

Comme toi.



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Maman a écrit le : 19/12/2015 à 23:51


Mon petit Bib

Tu nous as quittés un dimanche, il y a cinq ans .
En ce jour assassin, je l'ignorais.
Le tsunami était invisible mais je le percevais déjà, je sentais qu'il allait t'emporter et emporter ma vie et celle de ton père.
La neige tombait ce jour-là, ce soir-là, cette nuit-là, blanche, paisible et silencieuse mais je voyais ses flocons s'écraser comme des larmes rouges criardes, comme nos vies, ma vie et celle de ton père, désormais unies à jamais en un cri monstrueux.
Tu reposes immobile et figé, là-bas, à Levallois mais je te sais ailleurs inaccessible hélas, et pourtant si présent.
Et ta présence m'ordonne en toute bienveillance de te laisser un peu là où tu es, sans t'oublier et de poursuivre mon chemin de vie si possible sans ce cri.

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Brigitte a écrit le : 19/12/2015 à 21:03


Les Noëls se succèdent,sans toi.......
Période tellement atroce pour nous tous...
Tu restes éternellement dans nos pensées.
Je serai demain auprès de toi.
Je t'embrasse.
Brigitte
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A a écrit le : 14/12/2015 à 22:51


Je pense à toi. Je me souviens de tes fossettes, de ton rire et de tous les si bons moments passés avec toi. Inoubliable.

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Laurence a écrit le : 14/12/2015 à 07:23


Mon grand Chéri,

Après des semaines de silence, et à quelques jours de la date anniversaire de ton départ,
je ressens le besoin de laisser quelques mots sur cette page.
Je continue, bien sur, à ouvrir ton Livre d'Or chaque matin, espérant toujours y trouver - comme ce fut le cas il y a 10 jours avec le message de Constance - un petit signe m'assurant que malgré le temps qui passe, tu es toujours aussi présent dans nos vies.
Ce matin, le message sobre et poignant de Liz
m'a bouleversée.
C'est curieux, tu vois, je n'avais pas, jusqu'à ce jour, fait de "lien" entre cette effroyable tragédie du 13 novembre et ton départ à toi, tant les circonstances en étaient différentes (pour ne pas dire contraires).
Mais ce matin, j'ai le sentiment que toutes ces jeunes vies fauchées, la tienne, celle de Marie et celle de toutes ces innocentes victimes ne se sont pas arrêtées là, rue Edouard Vaillant, au Bataclan ou à la terrasse d'un café.
C'est tout simplement impossible.
Je ne connais pas Liz. Je ne connaissais pas Marie. Mais je les aime - l'une parce qu'elle pense à toi, l'autre, parce qu'elle est auprès de toi - comme je t'aime, toi,
infiniment.

Laurence
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Liz a écrit le : 14/12/2015 à 00:11


Mon amie Marie est avec toi depuis le 13 novembre . Prend soin d'elle je vous aime.

“To the well-organized mind, death is but the next great adventure.”
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Constance a écrit le : 04/12/2015 à 13:14


Mon petit cousin,
Voilà bien longtemps que je n'avais pas écris sur ta page. Alors, voici quelques mots depuis Chantoiseau où j'étais censée passer 10 jours de vacances. Finalement, j'ai passé la première moitié de la semaine à travailler pour le boulot, et l'autre moitié à me disputer avec la pauvre petite Grand-mère, qui est bien seule et bien difficile depuis que Grand-père n'est plus là... Le nœud de la discorde? Le fait que je me sois mis en tête, outre le fait de nettoyer la mare, de ranger la vieille pièce, qui est remplie de fouillis, de trésors mais aussi de souvenirs. En faisant de l'ordre, je suis tombée sur ces poèmes, ces débuts de roman que tu faisais petit garçon, lorsque tu passais de longues semaines dans notre chère vieille maison... La famille, des personnages inventés, Chantoiseau, ta vie d'écolier puis de collégien - autant de sources d'inspiration pour toi et d'étonnement, de larmes et aussi de sourires de mon côté, en te relisant... Ce que tu écrivais bien! Je n'ai pas ton talent d'écrivain alors je ne t'adresserai qu'un mot triste et rageur: pourquoi???
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Maman a écrit le : 01/11/2015 à 22:43


PENSEES

Je pense à toi tu sais
Dès que le jour paraît
Je pense à toi crois-moi
Lorsque la nuit arrive
Et que s'endort enfin
Ma vie à la dérive


Je pense à toi vraiment
Partout, à tout moment
Et en toute saison

Quand le soleil d'été
Réchauffe un peu les cœurs
Sauf le mien qui se meurt
Et quand le ciel d'hiver
Déverse ses flocons
Blancs de neige et de mort
Je pense à toi encore

Quand Halloween déploie
Son masque grimaçant
A la rousse saison
Citrouilles et potirons
Je pense à toi tu vois

Quand le lilas fleurit
Et que le blanc muguet
Embaume au mois de mai
Je pense à toi aussi

Quand j'entends les clameurs
D'une école primaire
Ou que fuse dans l'air
Un rire adolescent
Quand passe un étudiant
Aux yeux noirs et rieurs
Je pense à toi mon cœur

Je pense à toi sans fin
Et dans mes rêves lourds
Où tu reviens parfois
Je crois que tu me voies
Je crie dans mon sommeil
Ton prénom Adrien
Mais tu ne m'entends pas
Tu es loin et si froid
Malgré mes mots d'amour

Alors je me réveille
Sur d'autres lendemains
Et pense à toi toujours

Maman

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Isabelle a écrit le : 05/10/2015 à 00:26


Adrien, mon filleul bien-aimé
Je t'ai rendu visite aujourd'hui, en fin d'après-midi. Une visite imprévue, il est vrai. J'avais prévu de rentrer de Franconville dans la soirée, mais comme Aude manifestait très vivement son désir de me voir partir et que je me demandais comment occuper mon temps jusqu'au départ de mon train, ta maman m'a suggéré cette idée. Je dois dire que je n'y avais pas pensé, je ne connais ton « jardin » que dans la lumière du matin, chaude ou blafarde selon les jours et les saisons, jamais je n'y suis allée à un autre moment. L'air était encore tiède, mais on devinait déjà l'automne derrière l'abondante floraison et les arbres encore verts. Tu m'as accueillie dans une débauche de couleurs - moi qui n'aime pas beaucoup l'orange, je suis restée fascinée devant deux petites plantes qui exhibaient fièrement de grosses boules vermillon (j'ignore malheureusement leur nom). Même si je pense à toi tous les jours (je ne me couche jamais sans regarder une photo de toi que j'ai posée sur le piano, dans ma chambre - c'est un peu comme un rituel), j'ai été heureuse de pouvoir te parler d'un peu plus près aujourd'hui. Pour te donner quelques nouvelles des uns et des autres, te demander encore et encore pourquoi tu nous as quittés comme ça et te redire combien tu nous manques à tous.
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Isabelle a écrit le : 13/09/2015 à 23:54


Adrien, mon filleul bien-aimé
Nous étions presque tous réunis aujourd'hui pour le seizième anniversaire de ta « petite » sœur et malgré le temps maussade qui ne nous a pas permis de profiter, comme l'année dernière, de la terrasse et du jardin, nous avons tous apprécié d'être là. Aude, elle aussi, a eu l'air de s'accommoder de tant de monde et nous a fait plutôt bon accueil. Nous avons bien sûr regretté que certains n'aient pas pu venir, mais comme toujours le Grand Absent, c'était toi. Au moment où justement je regardais ta superbe photo dans le cadre au-dessus de l'escalier, j'ai eu l'impression que tu allais dire quelque chose et là, soudainement, la table sur laquelle nous avions déposé une partie du buffet s'est effondrée (voulais-tu nous prévenir ... ou plutôt t'indigner de notre « voracité » ?). Adieu cakes salés, pains surprise et autres gourmandises - non, ça c'est juste un petit clin d'œil littéraire à ton intention (tu en as parodié, des fables de la Fontaine !), l'essentiel a été épargné et nous avons pu continuer les régalades. Mais si tu savais combien tu me (nous) manques dans ces moments-là ! A plusieurs reprises aujourd'hui je t'ai imaginé parmi nous, levant ton verre, discutant avec animation, fumant peut-être malgré mon regard désapprobateur, savourant avec délice une grosse part de fraisier, ton gâteau préféré...
En voyant ta maman se déplacer tant bien que mal avec son pied malade, je me suis souvenue d'une anecdote. Constance était en terminale. Nous avions passé Noël à Chantoiseau et tu étais revenu avec nous à Reims pour quelques jours. Et voilà qu'un matin, Constance qui s'était piquée de t'apprendre le rock a glissé sur le plancher et s'est cassé le gros orteil. Jürgen était là. Nous l'avons conduite à l'hôpital où nous avons attendu une éternité avant de la voir réapparaître ... en fauteuil roulant ! Je vois encore ton visage stupéfait. Nous avons imaginé le pire - en fait, le fauteuil servait juste à faciliter les déplacements, Constance n'avait pas grand-chose, le fauteuil était vraiment too much, nous avons éclaté de rire devant cette situation cocasse.
Voilà. C'est un souvenir anodin mais qui te fait revivre quelques instants dans ma mémoire et « sous ma plume », si j'ose dire. Et Ouliana m'a demandé d'ajouter dans le Livre d'Or qu'elle avait regretté de partir si tôt. Elle voulait que tu le saches. Son esprit rationnel lui interdit de croire que tu puisses nous voir d'en-haut, mais sa confiance dans la technologie l'incite à penser que tu auras ce message. L'informatique a remplacé le merveilleux.
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Isabelle a écrit le : 29/08/2015 à 12:37


Adrien, mon filleul bien-aimé
Hier, je ne me souviens plus dans quel contexte, je me suis mise à penser à toi et même à engager intérieurement une petite conversation avec toi comme cela m'arrive quotidiennement. Et tout à coup j'ai réalisé que pendant ces deux mois d'été où tu m'as pourtant si souvent accompagnée dans mes promenades, mes rêveries, mes tâches quotidiennes aussi, j'avais complètement déserté ton Livre d'Or. Voilà, je répare cet oubli avec ces quelques lignes dans lesquelles je mets toute mon affection et ma tendresse, mais aussi le chagrin qui ne me quitte jamais.
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Laurence a écrit le : 08/06/2015 à 00:07


Mon grand Chéri,

Me pardonneras-tu d'avoir déserté ces pages si longtemps ? Enfin, « déserté » n'est pas le terme exact. Chaque jour, depuis le premier jour, j'ouvre ton Livre matin et soir, dans l'espoir d'y découvrir quelque nouveau message ou poème qui me parlerait de toi.
Et lorsqu'il est muet, je feuillette ses pages, je remonte le temps jusqu'à ce que je « tombe » sur un message qui me parle particulièrement.
Ce soir, j'ai remonté le temps jusqu'au 28 juin 2014, dernière fois que je t'ai écrit.
Ce jour là, je quittais Chantoiseau après cette terrible période de la dernière maladie de Grand-Père et son départ, dans cette nuit du 7 au 8 juin, il y a un an jour pour jour.
Ce soir, je repense à tout cela. Ni plus, ni moins douloureusement qu'il y a un an.
Grand-Père nous manque cruellement, et pourtant, il est incroyablement présent. Dans la maison, dans le jardin, dans les odeurs du soir qui tombe, dans le chant des oiseaux et celui des alytes, et parfois – souvent même - à sa présence se mêle celle d'Hubert et – bien sûr - la tienne…
Cet après-midi, Grand-Mère et moi sommes allées lui rendre une petite visite là où il repose désormais auprès d'Hubert puis nous avons sillonné les routes qu'il aimait tant, dans la campagne si belle en ce moment. Grand-Mère m'a guidée jusqu'à une extraordinaire petite chapelle romane qu'elle avait découverte avec lui, à l'occasion d'une de leurs nombreuses escapades.
Nous y avons laissé dernière nous trois bougies dont les flammes, j'en suis sûre, brilleront tout au long de cette nuit particulière.
Je pense à toi et je t'aime – toujours – infiniment.

Laurence

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Isabelle a écrit le : 03/05/2015 à 23:34


Adrien, mon filleul bien-aimé
Ce matin, je t'ai rendu visite dans ton jardin si magnifiquement fleuri par tes parents. Je suis restée un moment à méditer sous une pluie diluvienne tout en admirant les couleurs éclatantes des bougainvilliers (j'espère que je ne me trompe pas). La petite étoile fabriquée par Ouliana est toujours là, un peu écornée, et à côté d'elle ce morceau de marbre taillé en forme de livre que j'avais déposé symboliquement il y a de cela deux ans ou peut-être même trois -,le temps (même celui de l'absence) passe si vite ... Aujourd'hui, ce n'est pas à toi, le poète inspiré, que j'ai pensé en regardant ce drôle de livre, mais à ta maman, en souhaitant très fort que son livre puisse dans un avenir proche trouver le succès qu'il mérite. Je n'avais apporté avec moi ni bouquet ni plante en pot faute de trouver un fleuriste ouvert - et d'ailleurs, où les aurais-je mis dans cette profusion de fleurs ? Mais lorsque j'ai quitté le cimetière, j'ai vu une silhouette agenouillée sous un grand parapluie devant l'une des tombes qui bordent l'allée centrale. Devant cette tombe austère, il y avait une jardinière de pierre désespérément vide, elle aussi, mais en regardant bien, j'ai aperçu un minuscule brin de muguet qui se dressait tout fier et j'ai su alors ce qui manquait encore à ton jardin. Il était trop tard pour me mettre à la recherche d'un bouquet de muguet et revenir le déposer, mais en allant vers le métro, j'ai eu l'agréable surprise de constater que le fleuriste avait ouvert ses portes. J'ai acheté un petit brin de muguet en pot qui ce soir trône sur la commode parmi tes photos. Pour remplacer celui que Grand-Père avait coutume de t'envoyer...
Autre chose encore. La semaine dernière, en compagnie de Jürgen et d'Ouliana, je suis allée voir l'exposition Gauguin à la Fondation Beyeler, un musée qui se trouve à côté de Bâle (le temps maussade, avouons-le, favorise les sorties culturelles.). Dans la dernière salle il y avait un tableau devant lequel je me suis arrêtée, submergée par les souvenirs comme par une énorme vague qui m'aurait engloutie par surprise. Ce tableau s'appelle « Idylle à Tahiti », on y voit deux femmes qui discutent en cheminant, la terre est rouge sous leurs pas, on devine des cases à l'arrière-plan et aussi un bateau aux voiles gonflées par le vent. Je me suis souvenue qu'une reproduction de ce tableau était accrochée dans la chambre de Grand-Père et Grand-Mère à Nancy et sans doute encore après à Genlis, et qu'aujourd'hui il est à Franconville. Gauguin livre avec ce tableau sa vision du paradis, un paradis qu'il n'a jamais véritablement trouvé. Sans que je sache vraiment pourquoi, la vue de ce tableau m'a emplie de nostalgie - je me suis mise à pleurer « intérieurement », une fois dans la librairie du musée j'ai cherché fébrilement parmi une quantité de cartes postales celle qui le représentait pour l'envoyer à Grand-Mère, mais en vain. Sans doute ce tableau, que par ailleurs je n'aime pas particulièrement, en me replongeant des années en arrière, m'a t-il fait penser à cette fuite inexorable du temps, ce temps que je voudrais pouvoir arrêter ou plutôt remonter pour te faire revenir...
Ta marraine qui t'aime tendrement


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Morgane a écrit le : 20/04/2015 à 01:07


Adrien, mon gnou,

Plus de quatre ans que j'essaye de t'écrire et que je n'y parviens pas.
Mais ce soir j'ai le cafard, tu me manques encore plus, tu me manques chaque jour.

Cela fait quelques mois que j'ai envie de te remercier de vive voix et de te serrer dans mes bras. Alors je me lance ici, et pourtant tu sais à quel point il est difficile pour moi de dire ou d'écrire mes sentiments.

Il y a 5ans de cela tu m'a dirigé vers le Droit, lorsqu'en médecine j'avais échoué 2 fois. Paumée, perdue et déprimée, je t'ai écouté, tu disais que cette matière était faite pour moi.
Ni une ni deux je me suis inscrite en bi-licence droit anglais car tu disais que c'était la meilleure des voies.
Cinq années plus tard je suis élève Avocate, j'ai trouvé ma voie, et c'est un peu grâce à toi.
Quelle jolie trace que de t'avoir tous les jours dans mon métier avec moi...

Je t'aime là ou tu es. Je t'embrasse de là ou je suis.
(mohorovici)


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Isabelle a écrit le : 13/04/2015 à 00:32


Adrien, mon filleul bien-aimé
En général, lorsque je vais à Franconville, j'apporte toujours un petit bouquet de fleurs pour ton coin photos. Mais aujourd'hui, impossible d'en trouver un - la petite boutique de la Gare de l'Est où je l'achète habituellement était fermée pour travaux, celle de la Gare du Nord également, le Casino de Franconville, toujours ouvert le dimanche, avait exceptionnellement baissé son rideau, et contrairement aux indications d'un passant, impossible de trouver le moindre fleuriste du côté du Plessis-Bouchard. Du coup, pour me faire pardonner, je t'écris quelques lignes ce soir, rien de très important, juste un petit mail pour te faire partager ce moment de convivialité qui nous a réunis, Brigitte, Michel, Ouliana et moi en compagnie de tes parents et d'Aude autour d'un délicieux déjeuner de Pâques « à retardement », calendrier oblige, mais prévu depuis longtemps. Ta maman, aidée par Brigitte, avait même trouvé le temps de décorer la table aux couleurs du printemps : assiettes à gros pois verts et jaunes et Chamallow aux teintes assorties - un régal pour les yeux ... et pour le palais ! (toi qui étais si gourmand, tu aurais sûrement apprécié.). Le vin choisi par ton papa lui aussi était excellent - seul le fraisier (ton gâteau préféré) n'aurait sans doute pas trouvé grâce à tes yeux, d'après ta maman celui qui trônait sur la table avec sa couronne de meringue pâteuse au lieu de la traditionnelle couche de pâte d'amande avait usurpé son nom.
De retour à Reims, j'ai aperçu à quelques mètres de la gare les manèges de la Foire de Pâques et d'un seul coup je me suis retrouvée des années en arrière, je me suis revue déambulant avec toi parmi les attractions, dans des odeurs d'amandes grillées, la tête remplie d'une musique assourdissante. Ma hantise du vide et de la vitesse fait que je déteste les fêtes foraines, j'aurais voulu fuir cet endroit, paniquée comme je l'étais à l'idée qu'il me faudrait peut-être monter avec toi dans la grande roue, mais j'avais (malgré moi) plaisir à voir tes yeux brillants d'excitation ...
C'était il y a longtemps, très longtemps ...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Isabelle a écrit le : 20/03/2015 à 00:56


Adrien, mon filleul bien-aimé
19 mars, jour de ton anniversaire. Un vent hostile pour nous accueillir dans ton jardin si souriant d'habitude, la grisaille à peine trouée par le rouge éclatant des roses de la gerbe déposée par tes parents, le soleil radieux de ta naissance masqué par le voile noir de ta disparition, l'éclipse avant l'éclipse (elle a lieu vendredi, mais si j'en crois Ouliana, alimente la conversation à la cantine depuis des semaines) - voilà pour l'atmosphère. Nous étions très près de toi par la pensée, réunis comme si souvent par le passé, à cette époque bénie où Constance et moi vous retrouvions à Levallois pour le week-end - je revois le canapé vert où l'on s'enfonçait délicieusement, la grande baie vitrée qui découvrait Paris illuminé, les frites croustillantes (un must, car nous n'en mangions pas à la maison), j'ai un souvenir très vif de ces soirées passées ensemble (et qui ne commençaient vraiment que lorsque tu consentais - enfin ! - à regagner ton lit), de tous ces menus plaisirs dont nous ne savions pas alors qu'ils étaient le bonheur...
Nous avons déjeuné - symboliquement - dans le petit restaurant indien qui se trouve en face de ton studio. Le cadre est intime, la cuisine délicieuse et l'ambiance propice à la conversation. Si tu as suivi la nôtre d'en haut, tu sais les vœux que tes parents continuent de former pour Aude, et l'espoir que ta maman a de voir un jour son livre publié. Nous aussi nous voulons croire de toutes nos forces que les choses peuvent changer.
Un peu de lumière au bout du tunnel... Ce lieu commun pourtant si criant de vérité me ramène à l'éclipse. La prochaine, très attendue, coïncide à quelques heures près avec ton vingt-cinquième anniversaire. Ce n'est tout de même pas rien. Et puis, finalement, quand j'y songe, je trouve que c'est une très belle image pour parler de toi aujourd'hui : un anneau lumineux - toi - qui étreint et irradie la lune noire du quotidien ...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Maman a écrit le : 19/03/2015 à 23:19


A MON ANGE ETERNEL

J'avais un rendez-vous
Il y a vingt cinq ans
Avec un angelot
Venu je ne sais d'où
Un merveilleux cadeau
Pour mes quelques trente ans

Adrien aux cheveux boucles

Les années ont passé
Transformant l'angelot
En joyeux garçonnet
En préado frondeur
En ado trépidant
En jeune homme brillant
Vivant à cent à l'heure

J'avais un rendez-vous
Aujourd'hui avec lui
Dans un monde où le temps
N'existe plus vraiment
Et où plus rien ne change
Car dans ce monde étrange
Mon angelot d'antan
Est à nouveau un ange.

Maman
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Brigitte a écrit le : 19/03/2015 à 05:20


Mon cher Adrien

C'est le 19 mars, jour de tes 25 ans...
Je n'ai pas besoin de cette date pour penser à toi mais il faut reconnaître qu'aujourd'hui sera un jour encore plus difficile que les autres pour accepter ta disparition.
Ce soir après le travail, j'irai acheter un petit bouquet de fleurs que je mettrai à côté de ta photo.
Je pense àtoi , à ce que tu serais si tu étais encore parmi nous.
Je t'aime et je t'embrasse.
Brigitte
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Isabelle a écrit le : 08/02/2015 à 11:12


Adrien, mon filleul bien-aimé
Un soir de la semaine dernière, à table, nous avons parlé de toi. Ouliana m'a dit (je ne sais plus dans quel contexte) qu'elle se souvenait du matin où Grand-Mère m'avait appelée pour m'annoncer la terrible nouvelle. « Ce matin-là, tu t'es disputée avec Grand-Mère au téléphone. J'étais dans mon lit. Je t'ai entendue crier. » . Je lui ai expliqué que cette colère n'était pas dirigée contre Grand-Mère, mais contre l'effroyable malheur qui venait de s'abattre sur la famille, que c'étaient des cris de révolte, une manière puérile de repousser la fatalité en hurlant et en tapant du pied. Elle m'a alors demandé comment tu étais mort. Devant mon embarras et ma réponse évasive qui l'a laissée dubitative (« Ah bon, on peut mourir comme ça ? En tombant dans son appartement ? »), elle a eu la délicatesse de ne pas creuser la question. Mais quelques secondes après, elle m'a parlé d'un jeune homme qui, récemment, à Reims, avait tenté de se suicider (je cite) en se jetant d'un pont. L'un de ses camarades, dont la maman est infirmière, lui avait dit que le jeune homme était actuellement entre la vie et la mort.
Voilà. Je sais aujourd'hui qu'elle a réfléchi à ton sujet et que si elle n'ose pas me questionner davantage, c'est parce qu'elle sent que je ne suis pas encore prête à parler, que je peine à trouver les mots pour dire l'inexprimable. Elle me laisse le temps, tout comme moi aussi j'attends (parfois un peu tendue) qu'elle m'interroge plus précisément sur sa vie antérieure. Mais ce que j'ai compris aussi en voyant que ton histoire la travaille plus que la sienne, c'est qu'elle est définitivement entrée dans notre famille. Ce qui est au cœur de ses préoccupations, ce n'est pas l'abandon initial qui a permis son arrivée parmi nous, mais ton départ tragique et mystérieux. Il va bientôt falloir le lui expliquer - mais comment ? Moi même je n'ai toujours pas vraiment compris...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Isabelle a écrit le : 27/01/2015 à 00:39


Adrien, mon filleul bien-aimé
J'ai toujours une pensée pour toi, le soir, avant de me coucher, lorsque je regarde les deux photos de toi qui sont sur le piano, dans ma chambre. C'est devenu un rituel...
Hier, c'est Ouliana qui a fait resurgir des souvenirs de toi. Elle s'était plongée avec délice dans la lecture d'un livre de la collection "Chair de Poule", et je t'ai revu jeune adolescent à Levallois, lisant toi aussi à l'époque ces mêmes romans...
Tu vois, il y a toujours quelque chose qui te ramène parmi nous: tantôt la lecture (en ce moment les Chair de Poule, bientôt - j'espère - Harry Potter) , tantôt le théâtre ( Ouliana prépare en ce moment une pièce très drôle - dans l'une des scènes, elle tient le rôle du chien , un rôle muet (!), mais cela ne l'offense pas du tout), parfois même des friandises (les Kinder Bueno dont nous raffolons toutes les deux, comme toi autrefois) ou encore des spécialité culinaires (la raclette et la pizza, tes plats préférés) ...
A chaque fois, nous avons ainsi l'occasion de parler de toi.
De te faire revivre un peu...
Ta marraine qui t'aime tendrement.
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Maman a écrit le : 01/01/2015 à 23:59

Mon petit Bib,

Premier jour de l'an 2015…Soleil et lumière.
Signe annonciateur de jours meilleurs ?
Cinquième année pour toi dans cet au-delà, cet ailleurs.
La vie continue ici , alors je vis sur terre
mais je t'attends toujours.
Où es-tu mon ange d'amour?

Ce soir, j'ai regardé un film dont le héros était un chien.
Lorsque son maître est mort, il a passé dix années à l'attendre
toujours au même endroit, là où il l'attendait lorqu'il était vivant
face à une petite gare où son maître prenait le train pour aller travailler.
Et devant la porte battante qui déversait chaque jour son flot de voyageurs
jour après jour il a attendu son maître,par tous les temps, inlassablement,
son maître qui ne revenait pas, qui ne reviendrait plus.
Mais il l'attendait quand même parce qu'il l'aimait,
et que c'était sa vie de l'attendre ainsi même s'il était parti
et qu'il n'avait pas d'autre vie.

Au jour du dernier jour pour lui,
le chien a fermé les yeux,
toujours au même endroit,
face à la petite gare.
Quand il les a rouverts, dans une lumière bleue,
il a revu son maître et entendu sa voix
qui l'appelait tendrement
après avoir franchi les portes en bois
de la petite gare endormie sous la neige.
Ils étaient à nouveau réunis.
Il n'avait pas attendu pour rien, le chien.

Une histoire vraie.
Comme la nôtre.

Passent les heures
Passent les jours
Passent les ans
Je t'aime et je t'attends
Eternellement.

Maman

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a écrit le : 27/12/2014 à 19:03



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Brigitte a écrit le : 26/12/2014 à 21:58


C'est encore parti avant mëme d'envoyer!!
Donc je ne vais pas insister!! Est-ce toi qui me taquines? ou comme dirait Aude " pourquoi tu me harcèles? "
En un mot: tu es avec nous constamment.
Tes parents souffrent et leur souffrance et agonie au quotidien , qu'ils arrivent si admirablement à dissimuler devant les autres, est à la fois admirable et intolérable.
Veille sur eux et sur Aude.
Je t'embrasse.
Brigitte.
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Brigitte a écrit le : 26/12/2014 à 21:47


ce n'est pas mon ordi, donc évidemment il y a de fausses manips de ma part! Tu sais comme je suis doée! Comme m
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Brigitte a écrit le : 26/12/2014 à 20:25


Adrien, mon grand
Isabelle te dit dans le message précédent combien tu nous manquais et à quel point tout nous ramenait à toi,
Encore un noël sans toi..(mais toujours avec toi dans nos pensées, mëme si celles-ci ne sont pas toujours exprimées à vive voix )
Une fois encore nous nous sommes réunis (tes parents, ta petite soeur ,devenue une véritable jeune fille, ,Isabelle et Oulia, Constance et Tanguy , et puis nous cinq ) pour d'une part être ensemble pour le 24 décembre, jour atroce marqué dans notre calendrier à jamais , et d'autre part offrir à Aude son " Noël" qu'elle attend chaque année à sa manière.
Inutile de te dire que pour nous , c'est à chaque fois un nouveau challenge , à savoir faire en sorteque alors vque tu n'es p

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Isabelle a écrit le : 24/12/2014 à 19:41


Adrien, mon filleul bien-aimé
Il a suffi de Big Ben imprimé sur une parure de lit pour te faire surgir parmi nous ce soir, 24 décembre 2014, cinquième Noël sans toi. Un autre nous manque aussi: Grand-Père - nous aimerions savoir que vous avez retrouvé Hubert et que tous les trois vous nous observez d'en-haut et que vous sentez à distance combien nous vous aimons.
Ta marraine (qui ne peut pas se réjouir VRAIMENT ce soir, malgré une maison magnifiquement accueillante, un délicieux repas et beaucoup de chaleur et de convivialité ...
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Maman a écrit le : 20/12/2014 à 23:09


Noël éternel comme toi…
Quatre mots comme quatre ans.
Quatre mots si lourds
plantés sur des roses blanches
Quatre mots d'amour
figés sur des roses rouges
Roses de neige, roses de sang
Quatre mots à te dire
Si petits et si grands
Le néant d'une vie sans toi
Et comme un rêve d'enfant fou
Brassée de gui, bouquet de houx
L'espoir que le jour renaîtra
Avec toi,
Comme avant.

Maman


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Isabelle a écrit le : 20/12/2014 à 01:04


Adrien, mon filleul bien-aimé
10 décembre 2014 - cinquième anniversaire de ton grand départ. Tu vois, c'est volontairement que je n'écris pas
« disparition », tu es beaucoup trop présent dans mes pensées et dans ma vie pour mériter que je parle de toi comme d'un « disparu ». Le mot « départ » n'est pas bien choisi non plus - un départ suppose le plus souvent une destination, or je ne sais pas VRAIMENT où tu t'en es allé. Si j'osais, je parlerais plutôt d'une sortie de scène, au dernier acte de ce qui m'apparaît aujourd'hui comme une tragédie. C'est vrai que lorsque je t'imagine, je te vois presque toujours en homme de théâtre - la faute à cette photo ravissante qui te montre en train de donner la réplique , je passe devant des dizaines de fois chaque jour, alors forcément ...
Une journée franchement maussade : un ciel morne et bas, la pluie qui tombait avec obstination , des bourrasques de vent ... Je me suis même demandé si tu étais au rendez-vous, toi qui d'ordinaire nous accueilles avec le soleil. Ton petit jardin magnifiquement fleuri mettait une touche de couleur dans cette grisaille. Nous étions là auprès de toi, ta maman, ton papa, Laurence et moi, et Constance qui (à ma grande joie) avait pu se libérer un moment pour nous rejoindre. « Noël éternel comme toi » pouvait-on lire en lettres dorées sur la banderole qui coiffait l'énorme coupe de roses. Eternel aussi, notre chagrin, ravivé à la vue de ton petit studio, de ton quartier tant aimé, de ce restaurant indien où tu avais, paraît-il, fait une fois à tes parents l'honneur de les inviter et où nous avons déjeuné nous aussi aujourd'hui. Peut-être auras-tu vu que ton papa, submergé par l ‘ émotion, pensant à toi et à Grand-Père en même temps, ne pouvait retenir ses larmes...
Mais pour ne pas rester sur une note sombre et plus encore parce que cette journée est la tienne, je vais te raconter ici une anecdote qui a beaucoup amusé Ouliana récemment. Tu te doutes bien que tu y tiens le rôle principal. Tu devais avoir cinq ans. Nous étions à Chantoiseau. Ce jour-là, tu avais dû te montrer assez insupportable car j'avais fini par me plaindre à ta maman. Celle-ci t'avait grondé, et un peu plus tard tu étais venu vers moi, tu m'avais regardé d'un œil mauvais et tu m'avais dit sur un ton dédaigneux : « Tu es une rapporteuse ! ». Et devant ma réaction (« Quoi ! Tu traites ta marraine de rapporteuse ?!), tu avais craint d'être allé un peu loin et - sans te démonter - après avoir réfléchi quelques secondes, tu avais déclaré avec un aplomb incroyable : « Bien sûr que tu es une rapporteuse, puisque tu me rapportes souvent des cadeaux ! ».
Voilà. J'ai commencé ce message le 19 décembre tard dans la soirée, entre temps l'horloge a tourné, je l'achève le 20, autre jour infiniment douloureux où je serai en pensée auprès de ta maman et de ton papa.
Ta marraine qui t'aime tendrement
PS. Lorsque j'ai repris le métro à Louise Michel, après le déjeuner, j'ai bien vérifié que je prenais la direction Galliéni pour changer à Opéra. Je connais la ligne par cœur, je l'ai empruntée tant de fois. Et voilà qu'au bout de dix minutes, lorsque je regarde le tableau des stations, je m'aperçois que les lumières clignotantes indiquent la direction opposée à celle que je voulais prendre. Complètement paniquée à l'idée de manquer mon train pour Reims, je m'adresse à deux jeunes femmes qui finissent par me dire que si, c'est bien la bonne direction, c'est le tableau des stations qui fonctionne à l'envers. Une de tes blagues ?

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Isabelle a écrit le : 01/12/2014 à 01:02


Adrien, Mon filleul bien-aimé
Aujourd'hui, tu m'as rendu visite...
Pour fêter Noël, l'Université avait convié son personnel à un spectacle de magie. J'y suis allée avec Ouliana, et bien sûr dès les premières minutes, dans une ambiance délicieusement inquiétante où le mystère alternait avec des flonflons de cirque, prise comme malgré moi dans des jeux d'ombres et de lumières, je me suis mise à penser à toi. Et voilà que tout à coup, invité par le magicien qui sollicitait la participation d'un enfant, est monté sur scène un jeune garçon de onze ans qui de loin te ressemblait étonnamment au même âge - j'ai eu l'impression de te voir devant moi, c'était à la fois terriblement émouvant et infiniment douloureux. Pendant quelques minutes, j'ai eu l'illusion que tu étais de nouveau parmi nous, je me le disais même pour mieux m'en convaincre - tu sais, un peu comme on s'amuse à croire que notre train vient de démarrer alors qu'on sait pertinemment que c'est le train voisin qui s'ébranle, et on redoute ce moment où l'on se retrouve « à quai », immobile, figé, déçu. J'avais envie de dire à ce magicien qu'il venait d'opérer le plus incroyable des tours en te faisant revivre ainsi, et en même temps je sentais mon cœur se serrer à l'idée que tout cela n'était qu'un artifice, un grossier trucage, une supercherie.
Cette façon que tu as eue de nous quitter comme ça, il y aura bientôt quatre ans... Souvent, une curieuse expression me vient à l'esprit : tu as disparu « comme par enchantement ». Voilà pourquoi je ne peux pas me résigner à te savoir perdu, je préfère imaginer que tu es caché quelque part, et j'attends naïvement qu'un magicien ou une bonne fée te ramène parmi nous.
Ta marraine qui t'aime tendrement.

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Brigitte a écrit le : 02/11/2014 à 23:00


Mon cher Adrien
Moi aussi je pense à toi ....
Tu es toujours dans nos pensées , tu fais partie de nos vies ...
Je t'aime et je t'embrasse .
Brigitte
J'espère que Grandpère et Hubert sont auprès de toi et que vous vous tenez compagnie en ce jour si douloureux pour ceux qui restent ici-bas.

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Maman a écrit le : 02/11/2014 à 22:27


Mon petit Bib

En ce jour particulier, je pense à toi mon ange, mais pas plus qu'hier et pas moins que demain.
Je t'aime et pense à toi...
Tout simplement.
A chaque instant
Infiniment
Eternellement

Maman
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Isabelle a écrit le : 31/10/2014 à 19:01


Adrien, mon filleul bien-aimé
J'ai déserté ton Livre d'Or faute de temps, mais tu continues d'être présent dans mes pensées et de m'accompagner dans ma vie de chaque jour.
Ce sont souvent des choses bien insignifiantes qui font que tout d'un coup tu ressuscites:la passion récente d'Ouliana pour les livres de la collection "Chair de poule" que tu as dévorés avant elle; les sachets de bonbons que j'ai remplis pour son goûter d'anniversaire (tu étais si friand de confiseries,je te revois croquer à pleines dents des sucre d'orge et te régaler d'ours en gomme); une représentation de l'Avare à la Comédie de Reims (tu adorais Molière, tu connaissais cette pièce par coeur et tu m'en récitais des tirades entières); et puis Halloween,cette fête que tu attendais toujours avec impatience et qui aujourd'hui,à la vue des enfants de Charlieu déguisés et masqués, me fait davantage penser à toi que la Toussaint - j'ai un peu honte de le dire, mais il en est vraiment ainsi.
Hier soir, dans le grand salon de Chantoiseau où tu nous faisais jadis tes "pestacles" que nous avons tous encore en mémoire, Grand-Mère, Ouliana et moi avons regardé une vieille cassette vidéo apportée par ta maman: l'adaptation d'un roman de Chair de Poule intitulé "Le masque hanté".Une façon pour nous de te faire "revenir" en cette période de citrouilles et de sorcières que tu affectionnais.
Souvent je me dis que si je ne pensais à toi que dans de grands moments, ce serait plus facile, tu serais sans doute moins présent.Mais ce sont justement les petites choses de la vie qui te ramènent sans cesse au coeur de mes pensées. Restes-y...
Ta marraine qui t'aime tendrement.
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Maman a écrit le : 19/10/2014 à 01:15


Mon petit Bib

Comme tu sais deux évènements ont bouleversé ma vie depuis le mois d'août.
Le premier évènement , c'est l'achèvement de mon livre dont j'avais commencé la rédaction au cours de l'année 2008, sans penser alors que je le finirais sans toi.
Le second évènement , c'est la disparition, le 13 août dernier de Nixon, ton chat, mon chat bien-aimé.
Pour mon livre, après ta disparition à toi, il s'est imposé à moi comme une nécessité absolue : écrire ou mourir. Pour Aude, autant que pour toi désormais, il me fallait donc écrire malgré la douleur fulgurante de ce retour dans le passé. J'ignore si j'en ai dit trop ou pas assez. Je sais seulement que lorsque j'ai posé ma plume, j'ai éprouvé un immense sentiment de soulagement, celui d'avoir terminé une tâche lourde qu'il me fallait réaliser, en même temps qu'un épuisement total comme si ce pauvre morceau de vie raconté en quelques pages avait aspiré mon énergie et mon âme, et que désormais plus rien ne pouvait être écrit ni pour ce livre ni pour toi.
Pour NIXON, j'ignore où il est, s'il s'en est allé dans l'au-delà des chats où s'il a trouvé refuge ailleurs, après avoir vainement cherché le chemin du retour. Le soir où il est parti, il avait beaucoup plu mais il faisait doux et à la différence de Patouf qui déteste se promener dans l'herbe mouillée, il n'avait aucune envie de se mettre à l'abri , à la maison. Je l'ai vu partir , avec un autre chat du voisinage, de sa petite démarche élégante ,légèrement dodelinante, me saluant d'un « na » un peu frondeur que j'avais pris pour un « au-revoir » . Je me souviens lui avoir dit, « à demain Nixon ! » . Mais je ne l'ai pas revu, ni le lendemain ni les autres jours.
Au bout de deux semaines , j'ai pensé qu'il ne reviendrait jamais tout seul et qu'il me fallait le retrouver . Alors je me suis promenée un peu partout dans le cyber espace des sites de chats perdus pour y trouver des conseils et surtout l'espoir un peu fou de le retrouver.
Une internaute amoureuse des chats m'a envoyé un guide fourmillant d'idées très simples comme celle de déposer des affiches de « chat perdu » dans un maximum de maisons et un très vaste rayon autour du lieu de perdition…J'ai « posté » ainsi une centaine d'affiches sans le moindre résultat. Il me restait encore deux cents affiches à diffuser mais je m'étais découragée et elles étaient restées au fond de mon sac depuis plusieurs jours …
Aujourd'hui il faisait beau, très beau. Alors j'ai eu l'envie de partir à pied avec ma petite réserve d'affichettes, pour sillonner les rues de ce quartier où je vis depuis bientôt neuf années, sans jamais m'y être promenée. Je n'ai pas vraiment regardé les maisons, obnubilée par la seule présence des boîtes aux lettres , pour y glisser furtivement mes affichettes. Au bout d'une demi heure, j'ai aperçu au loin un chat qui ressemblait un peu à Patouf, en beaucoup plus mince . Il marchait sur le trottoir ensoleillé et semblait suivre la silhouette d'une dame âgée élégamment vêtue. Il me semblait que la dame se baissait pour caresser le chat ou pour lui donner à manger. Je me suis rapprochée du chat qui était resté sur place à l'endroit de sa rencontre avec la vieille dame, et j'ai constaté qu'il grignotait des croquettes, là, sur un petit muret surplombant le trottoir. Alors je me suis souvenue que dans ce guide si précieux , l'auteur précisait qu'il existait des lieux de nourrissage qui permettait aux chats errants ou égarés de survivre. J'ai pensé que la vieille dame élégante faisait peut-être partie de ces sauveurs qui savent où se cachent les chats perdus et qui les nourrissent.
J'ai couru pour la rattraper et je lui ai tendu une affichette de Nixon .
Elle a regardé la photo et m'a dit : « il ressemble à Gribouille ,c'est un des chats que je nourris dans une maison abandonnée à quelques mètres d'ici. Venez , je vous y emmène , il y a aussi un autre chat tigré et des petits pensionnaires qui arrivent régulièrement ».
Je l'ai suivie, avec l'espoir fou que son Gribouille soit mon Nixon, ce qui n'était malheureusement pas le cas.
Mais j'ai vécu un moment de rêve et de poésie avec cette vieille dame qui trouvait absolument naturel de m'aider à retrouver mon chat comme si c'était pour elle aussi important que pour moi, comme si ma détresse lui importait autant que l'espoir qu'un chat perdu puisse retrouver son maître…
Alors que je venais de sillonner des rues pleines de pavillons plutôt cossus et fleuris, la vieille dame m'a montré son lieu de nourrissage des chats errants. C'était une petite maison vieillotte des années 30, manifestement sans entretien depuis plusieurs années, avec un portail noir qu'il suffisait de pousser pour entrer dans un jardin transformé en massifs broussailleux.
Elle a appelé les chats par les prénoms qu'elle leur avait donnés . En quelques minutes, j'ai vu apparaître successivement de cette montagne broussailleuse si inhospitalière trois boules de fourrure, dont le fameux Gribouille.
A chaque apparition, j'éprouvais une très vive émotion à l'idée que peut-être mon chat perdu allait me revenir. Mais il n'était pas là…
Quand son petit monde félin s'est retrouvé au complet, la vieille dame m'a montré fièrement l'endroit où elle les nourrissait en m'assurant qu'elle garderait précieusement la photo de Nixon et qu'elle m'appellerait si elle le reconnaissait un jour parmi ses petits pensionnaires perdus ou abandonnés.
Je suis alors retournée à la maison partagée entre l'idée que Nixon avait peut être trouvé quelque part ailleurs un lieu de nourrissage pour survivre en attendant de revenir , et l'idée qu'il te manquait tant que, par je ne sais quel pouvoir céleste , tu l'avais attiré la haut, avec toi. Et j'ai pensé que moi aussi alors, j'aimerais te manquer autant.
Je t'aime quand les chats perdus ou délaissés me ramènent vers toi et me donnent l'envie de croire en la survie de ceux qui nous sont chers et de leurs chats errants.
Maman
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Brigitte a écrit le : 26/08/2014 à 16:21


Mon cher Adrien
J'étais en train de t'écrire un petit mot quand j'ai eu ta maman au téléphone...
Après ma conversation avec ta maman, j'ai terminé mon message et te l'ai envoyé mais visiblement il n'est pas parti...
C'était à propos de ton petit Nixon, qui a disparu depuis presque 2 semaines.
Je m'accroche à l'espoir qu'il va revenir.
Je n'ai pas envie de redire ce que je disais dans ce message, qui ne te parviendra pas..
Sache seulement que je pense à toi au quotidien, et que tu me manques.
Je t'embrasse et te dis à bientôt.
Brigitte.





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Constance a écrit le : 12/08/2014 à 18:43


Cher Cousin,

Cela fait longtemps, très longtemps, que je ne t'ai pas écrit... Et puis voilà que j'apprends la disparition brutale de Robin Williams. Cet acteur qui a enchanté mes jeunes années, avec son talent comique et ce quelque chose de poétique et triste qu'il portait en lui, et qui vient de partir si subitement...

Comme toi... Cela m'a remuée et m'a donné envie de t'écrire cette mélodie, sur l'air de "Comme toi", de Jean Jacques Goldmann

***

Il avait les yeux rieurs ou bien parfois qui pleurent
Dans « Good Morning Vietnam » ou « Ms Doubtfire »
Il nous faisait pleurer, rire et surtout rêver
Dans chacun de ses films, y avait en lui
A la fois la malice et la mélancolie
Un truc qui étincelait, filait, une comète dans la nuit

Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi à qui je pense tout bas,
Comme toi qui dors en rêvant à quoi ?
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi

Il était dev'nu clown, il était dev'nu star
A force de talent et un peu par hasard
Il a marqué sans doute à jamais nos jeunes années
Il était parmi nous, et le voilà parti
Plus de « Nuit au musée » et fini « Jumanji »,
Il emporte avec lui un peu, beaucoup de notre vie

Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi que nous n'oublions pas,
Comme toi qui dors en rêvant à quoi ?
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi

Il s'appelait Robin, ou parfois Peter Pan
Il aurait pu nous faire rire encore bien longtemps
Mais hier il en a décidé autrement
Tu n'avais pas son âge mais tu avais son talent
Qui sait ce que plus tard tu serais devenu ?
Mais il est parti, comme toi, en poète disparu

Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi que je regarde d'en-bas,
Comme toi qui dors en rêvant à quoi ?
Comme toi, comme toi, comme toi, comme toi


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Maman a écrit le : 11/08/2014 à 22:49


Mon petit Bib

De mystérieux internautes ont découvert ton site et le trouvent beau.
Je suis partagée entre l'envie de savoir qui ils sont, s'ils étaient pour toi des inconnus lorsque tu étais sur terre et s'ils t'ont découvert depuis que tu es ange parmi les anges ou s'ils te connaissaient déjà « avant » …
Je préfèrerais qu'ils soient de parfaits étrangers faisant ta connaissance en découvrant ton site, là, en 2014, comme si au fond, tu n'étais jamais parti.

Je t'aime quand ta vie fait la nique à la mort et que les mots si beaux pour nous parler de toi ne sont qu'un trait d'union entre ici et la bas.

Maman
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Pharmg779 a écrit le : 10/08/2014 à 20:32


Very nice site!
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Pharme197 a écrit le : 09/08/2014 à 14:26


Very nice site!
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Pharmb16 a écrit le : 08/08/2014 à 07:51


Very nice site!
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Pharma892 a écrit le : 07/08/2014 à 01:49


Very nice site!
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Maman a écrit le : 01/07/2014 à 23:59


Mon petit Bib

Ce matin, ta sœur m'a parlé de calamars.
Je ne comprenais pas du tout de quoi il s'agissait. j'ai pensé qu'elle était dans son monde autistique. Mais pas du tout, elle était bien sur terre .
Elle voulait manger ce soir un plat « orange » selon elle, un plat que je vous servais autrefois avec du riz, mais que j'avais complètement oublié…
Les souvenirs sont remontés à la surface (assez vite je dois dire quand ta sœur attend ferme de ma part une réponse!)
Je me suis souvenue du temps où nous étions tous les quatre, à Levallois, lorsque j'inscrivais au menu du soir le calamar tout prêt surgelé en sauce « orange » , de chez « Marie », à préparer rapidement dans un petit bain-marie…

Or ce plat n'existe plus et a déserté nos assiettes depuis belle lurette…
Il n'empêche que ta soeur a cette faculté redoutable d'exhumer les souvenirs les plus anciens et notamment ceux que mon inconscient bienveillant chasse de ma mémoire pour ménager mon cœur de mère…

Alors je me suis souvenue à ce moment là, et à ce moment là seulement depuis ton grand départ, que toi aussi, il y a bien longtemps, tu adorais le calamar de « Marie » et que tu avais été complètement dépité d'apprendre un jour que je ne le trouvais plus dans les rayons des innombrables supermarchés où j'étais partie à sa recherche.

Et soudain, j'ai ressorti du fond de ma mémoire un souvenir culinaire bien enfoui mais pourtant pas si lointain : celui des petits anneaux de calamars surgelés de chez PICARD dont tu étais si friand et qui avaient fini par supplanter, grâce aux conseils avisés de grand-mère (même si mon calamar « maison » n'a jamais égalé le sien) celui « tout fait de chez Marie ».
Je me suis souvenue de la recette que j'avais un peu improvisée pour toi, à l'époque où tu vivais à Levallois et j'ai concocté aujourd'hui, en un temps record, car ta sœur attendait, telle une ogresse, de goûter au contenu de la marmite, un petit calamar mijoté bien arrosé de sauce tomate et d'ail !Il n'y manquait que le cognac que je me suis abstenue d'ajouter à cause d'Aude, non sans regrets…

Lorsque j'ai dégusté ce plat, je me suis demandée comment j'avais pu oublier à quel point tu l'aimais !

Mais je ne m'en suis pas voulu. Car si ma mémoire défaille, et si mes souvenirs chancellent, je sais au fond que c'est mieux ainsi .
Car quand le passé me rattrape avec l'aveuglante précision de la réalité, alors telle la foudre, il me terrasse sur place !

Tu vois mon ange, même un pauvre calamar en anneaux devient par la force du souvenir, un trésor inestimable quand il s'agit de toi.

Je t'aime quand ta sœur
force sans le savoir
le mur des souvenirs
et que le temps d'une heure
qui te fait revenir
tu laisses à ma mémoire
le doux goût du bonheur.

Maman


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Laurence a écrit le : 28/06/2014 à 22:40


Mon grand Chéri,

Me voici revenue à Lyon, après une absence de près de sept semaines. Hier soir, lorsque nous avons quitté Chantoiseau, Jean-Marc et moi, et que le lourd portail s'est refermé derrière nous, je n'ai pas pu retenir mes larmes.
Pour la première fois depuis tant d'années, il n'y avait personne au « perchoir » pour nous dire au revoir, en agitant les bras. Grand-Mère, avec son pied cassé, était restée sur la terrasse avec Brigitte, arrivée en fin d'après midi. Et peut-être est-ce mieux ainsi. Je ne suis pas sure que j'aurais supporté de la voir seule, là où Grand-Père et elle étaient toujours ensemble.
Plus tard, alors que nous roulions en silence, j'ai repensé à ce très beau poème que ta maman, avec sa plume guidée par les anges, avait écrit pour les 90 ans de Grand-Père que nous avions fêtés l'an dernier, le 8 juin précisément. Tu vois, une fois de plus, le calendrier nous a joué un tour, en nous l'enlevant le 8 juin de cette année, un an jour pour jour après cette fête qui nous avait tous – ou presque tous – réunis dans cette vieille maison qu'il aimait tant.
Ce poème qui m'est revenu à l'esprit, ta maman l'avait déposé, à ma demande, sur ton Livre d'Or, quelques jours après la fête. Il se terminait ainsi :

« Je te vois mon cher Père
A tes côtés Maman
Sous un soleil serein
Ou dans le mauvais temps
Je vous vois tous les deux
En ce geste harmonieux
De synchronisation
Comme de grands oiseaux
Qui toujours nous émeuvent
Du haut de Chantoiseau
Lever la main très haut
Bonne route, à bientôt.

En ce geste d'espoir
Qui défie les épreuves
Et qui défie le temps
Signe de protection
Pour nous ici présents
Et de bénédiction
Pour ceux qui bien trop tôt
Nous ont dit au-revoir ».

Je crois que c'est cela qui m'a fait si mal hier soir: réaliser brutalement que ce geste harmonieux et tellement synchrone qui avait toujours accompagné chacun de nos départs appartenait désormais au passé, ce passé riche de tant d'évènements heureux, mais aussi marqué par de si grandes douleurs, dont votre départ prématuré, à Hubert et à toi. Mais je veux croire malgré tout, mon grand Chéri, que de là où tu es, avec Hubert et maintenant Grand-Père, tu continues de veiller sur nous tous.
Je t'aime infiniment.

Laurence

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Maman a écrit le : 22/06/2014 à 23:57


Mon petit Bib,

Chantoiseau est en deuil.
Grand Père nous a quittés le 8 juin.
Après l'hôpital, il n'était revenu à Chantoiseau le 29 mai, jour symbolique de ses 91 ans que pour préparer son grand départ.
Malgré les frayeurs qu'il nous avait faites ces mois derniers, nous l'imaginions renaître encore et toujours de ses cendres pour vivre centenaire.
Il était l'âme de Chantoiseau, dont sa présence discrète et permanente remplissait chaque espace de la vielle demeure à l'intérieur comme à l'extérieur.
Je me sens orpheline, mais pas comme lorsque tu m'as quittée, non, là, ce sont mes racines, plantées vers le passé que j'ai perdues, alors qu'avec toi, c'est ma tête mon cœur et mon âme tournés vers l'avenir qui se sont envolés dans un ailleurs de pleurs.
Avec la disparition de Grand Père, le temps s'est arrêté, encore une fois…
Mais Grand Père a eu une vie si bien remplie... Nous sommes tous infiniment tristes de sa fin, et qu'il laisse Grand-Mère seule après soixante années de vie commune, mais c'est dans l'ordre des choses de perdre un père aimé qui a tant vécu alors que pour toi mon ange, il n'y a pas de consolation, juste une immense lamentation et désolation intérieures qui n'appartiennent qu'à moi et à ton père et à jamais.

Si tu avais été parmi nous, je me demande quels mots tu aurais trouvés pour parler de grand-père.

Moi sa fille, moi ta mère, je lui ai dédié quelques vers que Sylvie a lus a l'église.
J'espère qu'il les a entendus, comme le très beau poème de Constance, et les discours si émouvants et vivants de Pierre et Isabelle.

Je t'aime encore plus fort quand la mort me rappelle que tu es éternel.

Maman


Papa, très cher Papa
Ton Chantoiseau te pleure.
Les oiseaux se sont tus.
Les fleurs n'ont plus d'odeur.
Le vert des grands sapins
N'a plus le même éclat.
Les alites ont perdus
Leurs échos cristallins.
Le café du matin
Son gôut d'arabica

Papa, mon cher Papa,
Tu étais un géant
Par ta force tranquille
Malgré le temps passant.
Nous en étions si fiers,
Nous tous qui t'aimions tant
Que même te sachant
Colosse aux pieds d'argile
Te rêvions centenaire.

Papa, mon p'tit Papa,
Avant ton grand départ,
Tu nous as attendus
Comme en ces jours de fête
Où nous étions tous là,
Avec Maman et toi
Cliquetis du Champagne
Odeurs de ta campagne
Dans la douceur du soir
Et la pensée secrète
De nos chers disparus.

Papa, petit papa,
Dans la vie ralentie
De ta chère demeure
Et la torpeur d'un soir
Qui lentement se meurt
Tu es parti sans bruit
Comme tu as vécu
En toute discrétion.
Tu es parti ainsi,
Emportant à jamais
Ce sentiment divin
D'une vie accomplie
Même si désormais
Nous sommes orphelins
Nous tous qui tant t'aimons.

(strophe supplémentaire de Sylvie)

Papa, mon cher papa

Nous tous t'avons cru immortel
A force de te voir toujours présent
Auprès de la petite maman.
Mais il n'en était rien de tel
Et juste avant ce bel été
Tu nous as tristement quittés.
Mais je veux croire et garder l'espoir
Que tout ceci n'est qu'un « au revoir »
Pour nous tes enfants et petits enfants
Et pour notre chère maman,
Ton épouse bien aimée
A qui tu vas tant manquer.
Donne lui la force et le courage
De vivre sans toi avec juste ton image.


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brigitte a écrit le : 21/05/2014 à 19:50


Je te connais! Tu vas te moquer de moi for the unforgiven spelling mistake! I know it is not "pensé" but "penser"
XOXOXOXOXO
Brigitte
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brigitte a écrit le : 21/05/2014 à 19:25


Adrien, mon grand adoré
Tu dois encore une fois penser que je t'oublie, vu les messages de plus en plus rares que je peux laisser sur le magnifique site que ton père a créé.
Tu me connais! Il n'en est rien! Comment pourrait-on seulement t'oublier alors que tout, autour de nous, nous fait systématiquement penser à toi, pour nous ramener aussitôt à l'atroce réalité..
C'est tout simplement que je n'ai pas toujours les mots pour te dire à quel point ta disparition a changé nos vies...
J'aimerai pouvoir t'apporter de bonnes nouvelles concernant notre vie à nous tous ici-bas mais j'ai l'impression que depuis ton départ, tout n'est que souffrance.
Je n'ai qu'un espoir et qu'un désir: que toi, où que tu sois, tu aies enfin trouvé ce que tu n'as pas pu trouver lors de ton bien trop cours passage sur terre .
Je t'aime et tu me manques.
Brigitte



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Isabelle a écrit le : 20/05/2014 à 22:20


Adrien, mon filleul bien-aimé,
Juste un petit ajout qui, pour une fois, ne t'est pas directement adressé, mais qui a son importance. Dans mon dernier message, je dis que tout comme Grand-Mère (osera-t-elle protester ? ), je n'apprécie que ma cuisine. Si j'ai pris soin de mettre une astérisque, c'est parce qu'il s'agit-là d'une boutade et qu'il convient de nuancer mon propos. Certes, je ne suis pas une adepte des repas au restaurant où je me montre toujours affreusement difficile et exigeante, traquant le glutamate dans chaque spécialité « maison » et la boîte de conserve qui se cache derrière la « cueillette du jour ». En revanche, je pense avec délice à tout ce que j'ai goûté et continue de déguster chez les uns et les autres : les « petits » (façon de parler) plats d'Hermann et ses barbecues pantagruéliques, le gâteau au chocolat de Sylvie (inégalé), l'épaule d'agneau longuement mijotée qui nous attend toujours à Franconville (sans oublier son alternative tout aussi délicieuse : le feuilleté aux poireaux de ton papa), le poulet au curry que Laurence nous a servi lorsque nous lui avons rendu visite à Lyon au printemps dernier (vous admirerez au passage ma remarquable mémoire culinaire), le fondant aux marrons de Brigitte, le bar en croûte de sel dont Pierre nous a fait les honneurs lors de notre séjour au Havre, des filets de dinde à la crème préparés par Vincent plus récemment, et bien sûr la cuisine familiale tendance bourgeoise de Maman - une valeur sûre, personne ne me contredira, le premier et l'ultime refuge contre la malbouffe, c'est sûrement grâce à elle que nous savons tous nous débrouiller « aux fourneaux », comme on dit. Et je ne peux décemment pas achever ce message qui nous rassemble tous autour d'une table fictive (il ne manque qu'Hubert avec sa fameuse tarte au citron) , sans citer la pizza végétarienne de ta grande cousine - un délice. Eh oui, si je finis par cette évocation, c'est justement parce que tu raffolais des pizzas - tu vois, j'ai gardé le meilleur pour la fin (la faim ?!). Pardonne-moi ce jeu de mots (un peu) facile - tu aimais tant les calembours que je n'ai pas pu résister.
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Isabelle a écrit le : 19/05/2014 à 00:33


Adrien, mon filleul bien-aimé
Désormais, les rôles sont inversés. « Avant », c'était toi qui m'
appelais (ou m'écrivais) le 18 mai pour me souhaiter un bon
anniversaire - aujourd'hui, c'est moi qui te rends visite sur ton
Livre d'or (je m'en voudrais de laisser passer cette journée
symbolique sans un petit mot pour toi).
En fait, toujours dans l'esprit de mon dernier mail, à l'affût de
signes de toi et pourtant souvent étonnée de te trouver là où je ne t'
attends pas, j'ai deux anecdotes à te raconter. La première remonte à
mon retour d'Allemagne, il y a de cela deux semaines. Constance nous
attendait, c'est elle qui nous a ouvert la porte, souriante,
visiblement heureuse de ses débuts dans son nouveau job, le visage
épanoui, les cheveux coupés courts - au carré - , indice certain d'une
métamorphose. Comme il était déjà tard et que je ne me sentais pas le
courage, à peine descendue du train, d'aller faire des courses pour
remplir un réfrigérateur désespérément vide, j'ai proposé que nous
allions dîner dans un petit restaurant vietnamien situé à quelques
mètres de la maison. La proposition, très inhabituelle (car
dangereusement semblable en cela à Grand-mère, je n'apprécie que ma
cuisine!*) a fait bondir de joie Ouliana et Constance également, qui
voyait là une occasion de fêter entre nous son contrat de travail
fraîchement signé. Et nous voilà parties toutes les trois ... Je dois
te dire que ce soir-là, assise devant mes beignets aux crevettes et un
petit verre de rosé, en écoutant parler Constance de sa première semaine
au sein de sa nouvelle boîte, j'avais un peu le cœur en fête, un
sentiment rarement éprouvé de légèreté, comme si d'un seul coup le
poids de la vie, des petites épreuves aux grands malheurs, n'existait
plus. Et là, dans cet instant de grâce, que vois-je en face de moi, fixé
au mur et me dévisageant curieusement ? Une tête de Bouddha sculptée
dans du bois . Quand on sait à quel point tu aimais ce personnage Sur
le coup, un peu mal à l'aise, j'ai eu vaguement l'impression que
cette statue me regardait d'un air de reproche et j'ai conclu à une
sorte de culpabilisation inconsciente. Et puis, en la fixant plus
attentivement, j'ai cru distinguer un petit sourire moqueur, une lueur
taquine dans les yeux, et alors j'ai su que tu t'étais invité à notre
table...
La deuxième anecdote se passe quelques jours plus tard dans une
jardinerie. Je cherchais une plante qui puisse partager le pot trop
grand dans lequel j'ai planté un arbuste à fleurs jaunes dont tes
parents ne voulaient plus dans ton jardin, le trouvant chétif et peu
décoratif. Mon choix s'est porté spontanément sur un pétunia très
surprenant, bicolore, noir avec de larges stries jaunes qui forment une
étoile lorsque la fleur s'épanouit. Une merveille Je ne sais pas
pourquoi, j'ai immédiatement pensé que ce pétunia, à la fois sombre et
lumineux, te ressemblait . Et lorsque j'ai lu son nom, « mystical
phantom », je n'ai plus eu le moindre doute : on croirait le titre d'
un film de Tim Burton, que tu aimais tant. Je l'ai arrosé délicatement
ce soir, en pensant à toi.
Ta marraine qui t'aime tendrement.


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Maman a écrit le : 04/05/2014 à 23:59


Mon petit Bib,

En ces premiers jours de mai, je n'ai guère d'inspiration pour te parler de muguet ou de bonheur, mais de nos chats,qui sont, au fond, mes petits brins de muguets quotidiens.

Ils m'enseignent des choses simples, comme rester à ne rien faire, en même temps que profondes comme une espèce de méditation malgré moi.
Je peux rester ainsi à les observer une minute ou une heure, parfois plus, selon le temps et leur humeur. Et après cette observation qui est en réalité une activité à part entière, je me sens pleine d'énergie un peu comme si j'avais rechargé mes pauvres batteries bien à plat sur les vibrations bienfaisantes et bienfaitrices de leurs petits moteurs ronfleurs ou ronronneurs.

Car vois-tu, Patouf est un chat dormeur ronfleur.
Quand il dort à grands renforts de ronflements , rien ne saurait le détourner de cette activité qui occupe largement les trois quarts de son temps;il a appris à dormir d'un sommeil profond en toute circonstance et je lui envie cette extraordinaire faculté.
Elle est peut-être due à son embompoint qui lui donne son irrésistible silhouette de peluche noire et blanche courte sur pattes et l'incite sans doute à une certaine paresse.

Nixon lui, n'est pas un chat ronfleur,ni même un gros dormeur : c'est avant tout un ronronneur et un chat laveur, auto-laveur. Tu l'as connu ainsi ; il est toujours le même : élégant, propre et discret, fuyant les endroits bruyants, laissant la place aux autres chats, non par couardise, car il se défend très bien quand il veut,mais par infinie délicatesse et abnégation. Même quand il a faim, si un chat du voisinage convoite sa pitance et la lui ravit, il scrute avec curiosité l'intrus qui lui prend provisoirement sa place et le laisse faire sans aucune animosité.

Il nous faut au contraire enfermer à la maison son copain Patouf qui attaquerait l'intrus sans ménagement ; son ancien statut de chat des rues lui a déjà valu de perdre deux crocs.

Au fond, cette différence de caractère s'explique.

Nixon a toujours eu sa place d'abord avec toi,à Levallois (je le revois , petite boule de poils gris tigrés, encore en « foyer d'accueil » chez KIM, s'agrippant avec ses toutes petites griffes à ton Tshirt blanc à lunettes multicolores) puis avec nous , à Franconville.Il n'a pas à combattre pour acquérir cette place de choix qu'il est assez fin félin pour savoir qu'elle lui est définitivement acquise.

Patouf est au contraire un ancien chat clochard qui a cherché sans doute longtemps son foyer d'accueil et qui a encore peur de le perdre. De cette vie d'errance, il lui reste hélas, des habitudes peu recommandables ,et en particulier un désintérêt manifeste pour sa toilette, ce qui nous vaut deux, voire trois visites annuelles d'un vétérinaire à domicile pour lui tondre son pelage rempli de « rastas » et lui redonner un postérieur décent .

Quand je contemple nos deux chats, c'est toujours à toi que je pense. J'ai un peu l'impression de les regarder avec tes yeux ou de les entendre avec tes oreilles.

Ils ont chacun leur langage qui ne ressemble pas du tout à des miaulements. Patouf par exemple pousse des petits cris qui ressemblent à des pleurs de bébé. Les sons qu'il émet sont ridiculement faibles par rapport à sa corpulence.
Nixon lui, n'émet qu'un son « na » mais qui a de multiples significations, selon qu'il le double, le triple, le crie fort ou doucement.

Au fond, je n'en finis pas de les observer et de les découvrir.
Je crois que l'un et l'autre sont aussi, pour ton père, pour ta soeur et pour moi des chats un peu guérisseurs.

Et quand je les vois tous deux, dans leur même position de sphinx sur le canapé du séjour ou l'herbe grasse du jardin, m'observant de loin, comme pour s'assurer que je vais bien, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils détiennent de mystérieux secrets et qu'ils m'invitent par leurs regards hypnotiques et leur infinie douceur à me laisser aller dans une dimension parallèle dont ils ont la clé.
Nos chats au fond ne cessent de me parler de toi.
Je t'aime quand tu viens t'asseoir à mes côtés pour contempler nos chats, quand le monde s'arrêt et que le temps s'écoule au rythme des félins.


Maman

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Isabelle a écrit le : 24/04/2014 à 23:18


Adrien, mon filleul bien-aimé
Si je t'écris quelques lignes ce soir, c'est simplement pour te dire que, sans même te chercher, je te croise un peu partout sur mon chemin. Que je sois à Reims ou ailleurs, il se trouve toujours un lieu, un objet, un mot, quelque chose qui me parle de toi. C'est par exemple la gare de Colmar où nous avions conduit ton ami Maxime un certain été – vous aviez déclaré tous les deux ne pas avoir faim et englouti finalement un steak monumental et une montagne de frites (ce café-restaurant sans prétention, c'est toujours ce que je vois d'abord lorsque j'arrive ou que je repars, et je sens à chaque fois mon coeur se serrer.). C'est aussi tout bêtement la ligne 3 du métro que j'ai empruntée récemment, et des stations si souvent égrenées qui sont aujourd'hui autant de meurtrissures. C'est encore un plan de Neuilly qui apparaît sur mon écran lorsque je cherche à localiser le cabinet où ta grande cousine va bientôt travailler, et juste en-dessous parmi les informations utiles l'évocation de Sainte-Croix où tu as été un si brillant élève. C'est également une figurine en chemise à jabot, une adorable marionnette qui représente Shakespeare et que j'ai posée dans une vitrine à côté d'une photo de toi en train de déclamer, tel un clin d'oeil à tes deux passions qu'étaient le théâtre et l'Angleterre (je vais envoyer à ton papa une photo de ce montage pour qu'il la mette -si possible- dans ton Livre d'Or.). Et ce sont enfin ces trois petits éléphants en résine, soudés les uns aux autres, que tu m'avais apportés en cadeau lors d'un tes séjours à Reims. Je me souviens que tu étais affreusement embarrassé à l'idée de devoir me les offrir car tu les trouvais affreux, c'est ta maman qui les avait choisis (en vérité ils ne sont pas laids du tout, mais le fait est que je
n'affectionne pas particulièrement les éléphants.). Comme je ne les retrouvais pas, je pensais les avoir donnés et cela me chagrinait beaucoup, mais voilà qu'en rangeant la maison l'été dernier je les ai retrouvés. Ils montent la garde dans mon armoire à vêtements (si seulement ils pouvaient me débarrasser des mites!), je les salue tous les jours et en même temps je te revois ces vacances-là, tu me poursuivais avec une vidéo de Muriel Robin que je trouvais infiniment moins drole que toi.
Ta marraine qui t'aime infiniment.

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Isabelle a écrit le : 22/03/2014 à 22:40


Adrien, mon filleul bien-aimé
En réalité, ce message n'est pas de moi, mais de ta grand-mère qui t'aimait tant et continue de t'aimer. Elle aurait voulu pouvoir l'écrire elle-même dans ton Livre d'Or, mais comme l'ordinateur de Grand-Père (au demeurant jalousement gardé) reste pour elle un objet éminemment mystérieux, elle m'a priée d'être son porte-plume.
Cet après-midi, lors d'une conversation téléphonique, Grand-Mère, encore toute bouleversée en repensant à ce qu'elle allait me raconter, m'a confié que le 19 mars, inquiète de ne pas pouvoir joindre ta maman sur le téléphone fixe, elle l'avait appelée sur son portable, chose qu'elle n'avait jamais faite jusque là. Or ce portable, c'est le tien, que ta maman a souhaité reprendre et dont elle se sert au quotidien. Peut-être Grand-Mère ne l'a-t-elle jamais vraiment su ou l'a-t-elle tout simplement oublié. Voilà que tout à coup le répondeur se déclenche, et c'est toi qui te mets à parler, de cette voix immédiatement reconnaissable avec son timbre façonné par tant d'années de pratique théâtrale, et pour Grand-Mère le temps se fige, le présent et le passé se rejoignent dans quelques secondes d'éternité où elle a le sentiment que tu es là, en ce 19 mars, jour de ton anniversaire, pour recevoir ses vœux, comme à l'accoutumé, et bavarder un peu avec elle. L'émotion fut si forte que Grand-Mère s'est mise à pleurer, assise dans son grand séjour au milieu de tes photos - c'est ainsi qu'elle m'a décrit la scène. Puis Grand-Père et elle, selon leur habitude, sont allés se recueillir dans la petite église de Santenay, si apaisante dans son écrin de verdure.
Tu vois, c'est cela aussi la douleur de ton absence : ta voix qui autrefois nous arrachait des larmes de rire, lorsque tu te livrais devant nous à l'une de tes hilarantes imitations, et qui aujourd'hui fait sangloter Grand-Mère ...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Maman a écrit le : 19/03/2014 à 23:56


J'AURAIS TANT A VOUS DIRE DE TOUT CE QU'il AIMAIT

Tout petit il aimait
Les histoires de lune
Et du père Castor

Plus grand il adorait
Fort Mahon et ses dunes
Halloween et les fêtes
Et frissonner de peur
Devant Scream ou encore
Le « Ca » de Stephen King
Ou le train de la mine.

Il aimait la magie,
Et les Harry Potter
Il aimait rigoler
En écoutant Robin
Elmaleh, Foresti.
Mais il aimait aussi
Apprendre et puis comprendre.


Il aimait le théâtre
La langue de Shakespeare
et même le latin
Et puis Londres et Biarritz
Et tous les gens stylés
Il aimait dire « trop ouf »
Il adorait son chat
Et puis mon chat Patouf


Il aimait les Beatles
Et il aimait Eagles
Hôtel California
Et depuis Starmania
Qu'il avait entendu
Avant même de naître
Il adorait chanter
Comme il aimait écrire
Pour la beauté du rêve
Ou simplement pour rire.

Il aimait la pizza
Pardon, margherita
Tomates mozarella
Et puis le calamar
Celui de sa grand-mère
Les pâtes carbonara
La raclette à toute heure
Ne lui faisait pas peur

Il aimait Tim Burton
Et son drôle de Noël
mais surtout son Big Fisch
avec ce drôle de père
Et avait découvert
Depuis « tout sur ma mère »
Pedro Almodovar
Et puis il nous aimait
Son père Kosovar
Sa sœur et moi sa mère
Il était notre enfant
Et il avait vingt ans.


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Isabelle a écrit le : 19/03/2014 à 23:51


Adrien, mon filleul bien-aimé
Ce fut une visite-éclair, faute de temps, mais tout de même nous étions là pour admirer ton jardin merveilleusement fleuri, sentir ta présence dans l'air tiède du printemps et nous interroger devant les lettres dorées de la banderole : « 24 ans, où es-tu maintenant ? ». Ici, là-haut, ailleurs, nulle part, partout ... Comment savoir ? Nous restons à l'affût de signes qui viendraient de toi, à l'écoute d'une voix intérieure qui pourrait être la tienne, attentifs au moindre clin d'œil de ta part (je revois avec émotion en écrivant ces mots les fentes de tes yeux noirs plissés dans un sourire), parfois simplement perplexes ou encore amusés devant ce qui ressemblerait à une de tes facéties, un tour que tu nous jouerais, une petite plaisanterie bien à toi - tu as toujours été un peu (beaucoup) taquin... Ta maman prétend que c'est toi qui as guidé ses pas vers ce nouveau cabinet où elle a trouvé refuge, au meilleur sens du terme, semble-t-il. A l'inverse - et dans un registre moins sérieux - c'est sans doute toi aussi, pense-t-elle, qui lui a au tout dernier moment soufflé l'idée d'appeler ta pizzeria préférée pour y réserver une table, histoire de ne pas se retrouver devant une salle qui affiche complet. Impossible de joindre qui que ce soit pendant plusieurs jours. Et voilà qu'elle apprend que ce silence était dû à une énorme panne de courant - plus de téléphone ... et surtout un congélateur complètement HS, comme on dit , et elle se met à imaginer nos mines déconfites devant des pizzas d'abord dé- puis recomposées avec les moyens du bord. Du coup, nous sommes allés dans un autre endroit où nous avons dégusté d'excellentes pizzas (et pourtant je ne suis pas vraiment fan). Et là aussi, comme l'a fait remarquer ta maman, as-tu voulu me taquiner en attirant à la table voisine de la nôtre des gens accompagnés de deux affreux cabots (ta maman va sans doute protester car elle les trouvait très mignons), genre chien-chien à sa mé-merde, si tu vois ce que je veux dire - tu sais que je les ai en horreur. Bon - ils ont fini par émigrer et nous avons eu la salle pour nous. Il ne manquait que toi ...
Avant de te quitter, je voulais te dire aussi que tu n'as pas été le seul « héros » (même absent) de ce déjeuner d'anniversaire. Nous avons bu en pensant à toi, bien sûr, mais nous avons aussi levé notre verre pour féliciter ton papa qui a cessé de fumer depuis plusieurs semaines déjà. Toi qui grillais cigarette sur cigarette, tu dois être très fier de lui ...
Ta marraine qui t'aime tendrement

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Brigitte a écrit le : 19/03/2014 à 21:55


C'est encore moi!
Comme je n'ai pas pu retrouver tes parents en ce jour si difficile (mais tous les jours sont devenus un chagrin insurmontable depuis ton départ si soudain), alors , je suis allée à l'église. Tu me connais! Ce n'était pas pour avoir une conversation avec le curé ou me faire pardonner mes nombreux péchés, mais tout simplement pour mettre des bougies devant Marie
et penser très fort à toi et à tous ceux que j'aime (ils sont nombreux!!! C'est toute la famille!)
Tout simplement pour te dire que tu es toujours avec moi et que ton absence est dévastatrice pour nous tous....
Envoie moi un petit signe....
Je pense encore et toujours à toi
PS: Tu as eu le plus gros cierge!
Brigitte
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Laurence a écrit le : 19/03/2014 à 07:46


Mon grand Chéri,

Tu sais combien je suis attachée aux dates anniversaires et combien les rites - qui font « qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures » - me sont, comme au renard du Petit Prince, nécessaires.
Alors aujourd'hui, jour de ton vingt-quatrième anniversaire, sera un jour particulier pour moi.
Je ne pourrai malheureusement pas venir retrouver tes parents, Isabelle, Constance et Sylvie auprès de toi, dans ton jardin. Mes absences répétées au CRIDON ces derniers mois - dont la dernière hier après-midi - ne m'en laissent pas la possibilité.
Mais je serai avec vous – avec toi – par la pensée.
Et même si l'on me voit, comme chaque jour et depuis tant d'années, assise à mon bureau ou plongée dans mes recherches à la bibliothèque, aujourd'hui sera un jour différent des autres jours, parce qu'il te sera consacré.

Je t'aime infiniment.

Laurence


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Brigitte a écrit le : 19/03/2014 à 01:10


Je pense à toi....
Brigitte



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Constance a écrit le : 17/03/2014 à 20:56



Pour toi mon cousin, ce soir, un petit poème

Cette semaine


Mercredi ton anniversaire,
Jeudi matin entretien

Mercredi matin cimetière
Jeudi direction Nanterre

Mercredi le temps du souvenir
Jeudi matin aller vers l'avenir

Mercredi matin, est-ce à dire
Que jeudi tu ne seras pas là?

Jeudi matin comme tous les matins
Tu seras là comme un clin d'oeil

Comme une présence et un soutien
Pour souhaiter bonne chance

A ta Constance
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Maman a écrit le : 18/02/2014 à 00:39



Dis moi mon Adrien

Dis-moi mon Adrien
Te souviens-tu du temps
Qui me semble si loin
Quand nous étions tous là,
Ta sœur Aude et puis toi
Ton père et moi, ta mère
Le temps d'avant, sur terre
Ma mémoire s'en va.

Le livre de ma vie
S'est figé dans le temps
Mes souvenirs se noient
Au milieu des images
Sur cette photo-là
Quel était donc ton âge
Je ne m'en souviens pas.

Je ne m'en souviens plus
Les larmes ont délavé
la toile du passé
Des souvenirs confus
Me viennent en mémoire
Mais les ai-je vécus ?
Que reste-t-il de moi ?
Que suis-je encore sans toi ?

Cette femme qui rit
Et te tient dans ses bras
Je ne la connais pas
Elle est morte avec toi
Et cette autre, la-bas
Avec ses deux enfants
Qui porte encore l'espoir
D'un avenir en blanc
Elle s'est évanouie
Et cette mère-là
Qui fête tes vingt ans ?
C'est juste un souvenir

Il est mort l'avenir
Et le passé s'en va
Je ne le retiens pas
Il est si loin déjà
Et le soleil si noir

Crois-moi mon Adrien
Qu'importe les images
Qui s'effacent avec l'âge
J'ai tout au fond de moi
L'écho clair de ta voix
Et dans tout ce chaos
D'un passé dévasté
L'éternité des mots
Pour graver à jamais
Tout mon amour pour toi.
Ton soleil est en moi.

Maman


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Constance a écrit le : 03/01/2014 à 11:33


Cher cousin,
Une année de plus sans toi...
Une année dont j'espère de tout coeur qu'elle apportera un peu de soleil dans notre famille...
Une année commencée pour ma part par un réveillon à la campagne, avec un peu trop de Champagne et avec une chanson qui t'a immédiatement rendu présent à mon coeur et à mes oreilles: "Eve lève-toi"... Te souviens tu de cette dispute récurrente entre nous sur la mélodie au moment du "è-VE, ..."? Moi oui, et comme souvent au détour de mes soirées, tu étais de nouveau là, à blaguer avec moi, le temps d'une musique...
Tu me manques,
Constance

— Cette page est dédiée à notre fils, Adrien —